Aide aux Profs de 2021 à 2023


En 2021


18 Février 2021

Laure de Charrette, journaliste à LA LIBRE (Belgique, rubrique International) est venue interviewer Aide aux Profs dans le cadre d’un article sur ces professeurs qui décident de quitter leur métier après une ou plusieurs années voire décennies d’enseignement.

 

Article du 18.02.2021

 

Et en PDF ci-dessous

 

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Ces profs qui claquent la porte.pdf
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16 mars 2021

TOUTEDUC s'est intéressée le 16 mars 2021 à l'analyse d'Aide aux Profs de ce que nous avons relaté ici quant à notre étonnement que l'Education nationale n'ait accordé que 24% des demandes d'indemnité pour rupture conventionnelle parmi les 1219 qui lui ont été adressées en 2020 par ses personnels au niveau de toutes les académies.

 

Nous mettons cette faiblesse d'acceptation sur la difficulté qu'ont eues les académies durant la pandémie à s'organiser, les IRC ne faisant pas partie, nous le supposons, des objectifs prioritaires de l'Education nationale qui s'inquiète surtout du manque d'attractivité de la profession enseignante.

 

Toutefois nous considérons qu'un métier peut rester attractif seulement s'il est possible, et facile d'en repartir. Ce qui n'est toujours pas le cas en 2021, tellement les témoignages des professeurs sur les réseaux sociaux ressemblent à des parcours du combattant, de véritables galères.

 

Analyse d'Aide aux Profs

 


11 Juin 2021:

Plusieurs jeunes journalistes dans le cadre de la validation de leur diplôme, se sont intéressés à la souffrance au travail des professeurs, et ont interviewé plusieurs de nos anciens adhérents qui ont démissionné avec ou sans indemnité de départ.

 


Juillet 2021:

Une idée importante, qui constituerait un véritable progrès en GRH pour les professeurs, l'acceptation par l'Education nationale de leur mobilité professionnelle reliée à leurs congés scolaires, a été reprise par le collectif "VERS LE HAUT" dans son Livre Blanc en page 63.

 

Conviés à leurs différents évènements nous n'avions pas pu nous y rendre du fait de la crise sanitaire, nous nous sommes contentés de leur suggérer à distance sur leur plateforme, où elle a été plébiscitée par beaucoup de professeurs. 

 

LIVRE BLANC


2 Septembre 2021:

Les Echos Start ont sollicité l'association Aide aux Profs sur ces professeurs de plus en plus nombreux, même minoritaires en %, qui veulent partir mais qu'on empêche par des refus de démission, de disponibilité, de détachement, de rupture conventionnelle.

Lectorat web de ce média : 650.000/jour.
Et 20,2 millions de visiteurs sur la totalité de leur site par mois.

Rubrique Métiers et Reconversion

 

Article direct (à la Une des Echos Start depuis le 02.09.2021)

 

L'Agence Education Formation l'a relayé dans sa revue de presse Education quotidienne du Jeudi 2 septembre 2021, en dépêche n°657743.

 

Analyse détaillée de ces "40.000 à 60.000 professeurs" qui partent provisoirement ou définitivement (en année N)


21 Septembre 2021

Aide aux Profs a été sollicitée pour contribuer à cet article portant sur les professeurs agrégés qui souhaitent quitter l'enseignement, et sur ceux qui, une fois l'agrégation obtenue, sont aussitôt partis ailleurs...

 

ARTICLE


Octobre-Novembre-Décembre 2021:

Valeurs Mutualistes est la première revue en France avec un tirage de 2,8 millions d'exemplaires, éditée par la MGEN.

 

Elle consacre ce trimestre (octobre-novembre-décembre 2021) un dossier sur les reconversions professionnelles en pages 8 à 13.

 

L'action d'Aide aux Profs y est abordée en page 12. Une nouvelle preuve de l'utilité de notre action, et une belle marque de reconnaissance pour nos bénévoles.

 

Nous y avons abordé notamment ces demandes de rupture conventionnelle trop souvent refusées par une Education nationale. Celle-ci dit bien s'occuper des professeurs avec une GRH de proximité bienveillante. Pourtant elle n'a aucune gratitude envers ces 80% de professeurs qui se sont investis souvent plus de 10 ans pour la réussite de leurs élèves.

 

Nous attirons donc l'attention sur ce double langage, et sur l'importance de redonner de la fluidité à un système de GRH complètement grippé, où des cadres A diplômés Bac+5 se voient empêchés de repartir, qui plus est dans une période sanitaire dominée dans le privée par le phénomène des reconversions.

 

Plus que jamais,  pour redonner de l'attractivité au métier de professeur, il faudra d'abord redonner de la souplesse managériale et arrêter d'infantiliser les professeurs en ne leur laissant pas le droit de disposer d'eux-mêmes.

 

Les années 2020-2021 sont dominées par les refus pour nécessités de service, qui empêchent ceux qui le souhaitent de vivre leur vie personnelle et professionnelle comme ils le souhaitent.

 

REVUE EN LIGNE (en attente de diffusion)

 

REVUE EN AUDIO en attente de diffusion)

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Page 12 du N°325 de Valeurs Mutualistes de Oct-Nov-Déc 2021
325_Valeurs_Mutualistes_Oct-Nov-Dec_2021
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5 Octobre 2021

Aide aux Profs était l'invitée de "Je pense donc j'agis" de 10h à 11h ce mardi 5 octobre sur RCF RADIO.

 

Forte de 600.000 auditeurs chaque jour, RCF compte désormais 64 radios locales et 270 fréquences en France et en Belgique. Ces 64 radios associatives reconnues d'intérêt général vivent essentiellement des dons de leurs auditeurs.

 

Nous avons réalisé cette émission en duplex avec la sympathique équipe RCF de Rouen, et Melchior GORMAND de l'antenne de Lyon qui avait aussi invité deux autres acteurs associatifs: A2Profs et Le Choix de l'Ecole qui soutiennent les jeunes professeurs dans leur exercice du métier. 

 

Cette émission présente positivement les actions de celles et ceux qui ont eu envie d'agir un jour face à une problématique qui les a sensibilisés.

 

Nous avons attiré l'attention sur les difficultés des professeurs dans leur métier, et sur les nombreux refus de l'Education nationale de les laisser repartir quand ils en ont envie, même après 15 à 35 ans de bons et loyaux services. Il y a eu en effet beaucoup trop de refus de demandes d'indemnités de rupture conventionnelle en 2020 et 2021.

 

Les professeurs sont des cadres A et doivent être traités comme tels. Il n'est plus admissible que les académies empêchent de partir ceux qui veulent le faire et qui se sont tant investis pour leurs élèves.

 

C'est chaque académie qui doit mobiliser les talents de ses acteurs RH pour savoir recruter en nombre suffisant des professeurs et les motiver, les encourager ensuite, plutôt que de continuer à les traiter comme des exécutants de catégorie B ou C. Beaucoup ont un Master2 voire un Doctorat.

 

Trop de nécessités de service font beaucoup de mal à l'attractivité du métier de professeur, les réseaux sociaux s'en font massivement l'écho.

 

Trop de rigidités administratives empêchent de considérer positivement l'exercice de ce métier.

 

Il devient très important de redonner envie aux étudiants et salariés en reconversion d'enseigner, pour une étape de leur carrière qui sera de plus en plus longue.

 

Il n'est pas souhaitable d'envisager des professeurs de 65 à 70 ans devant élèves en école et en collège où ce métier est épuisant.

 

Il devient temps de considérer ce métier comme une étape de 5 à 20 ans dans un parcours plus diversifié, sans limiter les possibilités de faire autre chose à 2% seulement des effectifs.

 

C'est le message que nous avons essayé de diffuser aux 600.000  auditeurs quotidiens de RCF en cette journée mondiale des enseignants.

 

Pour affirmer notre volonté d'Aide aux Profs.

 

PODCASTS :

Le podcast de présentation de l'émission, de 9h à 10h sur le thème "Le métier d'enseignant" a permis à d'anciens et actuels adhérents d'Aide aux Profs d'intervenir (dont Maxime par exemple).

 

Le podcast de notre intervention avec les deux autres intervenants associatifs s'est déroulé de 10h à 11h. 

 

ARTICLE


22 Octobre 2021

Les Echos Start s'est intéressé à la reconversion de Benoît ROUSSEL que nous avions interviewé il y a un mois. Un professeur d'Histoire-Géographie qui devient brasseur, et s'installe dans une église à restaurer, ce n'est pas anodin.

 

Chaque année de belles reconversions se réalisent chez les professeurs qui rêvent d'un ailleurs plus rose que le métier qui leur a été présenté comme "le plus beau du monde", et ceux qui réussissent à partir découvrent que des "métiers les plus beaux du monde", il y en a plein, et nettement mieux payés que celui de professeur, du moins en France...

 

Les Echos Start cite le soutien de l'association Aide aux Profs.

 

L'ARTICLE

 

Notre précédente interview


7-8 Novembre 2021

Dans le cadre d'un gros dossier à la Une du Figaro du Lundi 8 novembre sur la thématique "Salaires, reconnaissance, violences. Pourquoi l'Education nationale peine à recruter", comprenant les pages 4 et 6 entières de ce quotidien, Aude BARIETY, auteur de cette enquête d'investigation, a sollicité notre association pour la partie intitulée "Soif de reconnaissance, de liberté: quand des profs disent adieu à l'école". 

 

Elle y a présenté trois professeurs qui ont réalisé leur rupture conventionnelle avec indemnité de départ de l'Education nationale. Deux d'entre eux ont été accompagnés par Aide aux Profs: Rozenn et Muriel (les prénoms ont été modifiés).

 

L'Indemnité de Rupture Conventionnelle a été instituée par la Loi DUSSOPT du 6 août 2019 et a remplacé l'Indemnité de Départ Volontaire (IDV) qui était bien plus généreuse et plus fréquemment attribuée.

 

En effet, ce dispositif instituée par l'article 72 de la loi DUSSOPT déçoit déjà car l'Education nationale a conçu une véritable usine à gaz avec des processus interminables d'entretiens et de commissions étalées dans le temps, destinées à une sélection beaucoup trop draconnienne des dossiers, qui a aboutit à un taux très faible d'acceptation, avec des montants planchers systématiquement attribués, sans négociation possible, sans tenir compte des termes de la loi, qui prévoit pourtant qu'une vraie négociation ait lieu avec chaque agent public demandeur.

 

Aide aux Profs remarque que les personnels d'encadrement (IA-IPR, Chefs d'établissement) qui ont bénéficié de l'IRC en 2020 ont obtenu un montant proche du plafond, alors que les professeurs, eux, se voient imposer le plancher de l'indemnité. Deux poids, deux mesures, donc. Les sommes attribuées sont tellement dérisoires dans la majorité des cas que cela tranche beaucoup avec le discours ministériel de revalorisation de la profession enseignante, et de la bienveillance affichée.

 

Le ministère  de la Fonction Publique a dévoilé les chiffres:

 

- En 2020, sur 1219 demandes formulées par des personnels d'enseignement de l'Education nationale, 24% seulement ont été accordées (soit 296). Rapportées à l'ensemble des demandes d'IRC de toute la Fonction publique cette année là, elles en constituent 59%.

 

- En 2021, pour les 7 premiers mois, 1100 IRC ont été attribuées tous fonctionnaires confondus, dont 61,5% pour les professeurs, soit 676.

 

Il y a donc eu une augmentation de 128% des acceptations pour les professeurs et c'est positif, mais le le taux d'acceptation reste faible en regard des demandes formulées.

 

L'Education nationale et le Ministère de la Fonction Publique ne fournissent pas le ratio des demandes formulées/demandes acceptées.

 

Au vu de nos observations sur toute l'année 2021 à ce jour, nous estimons que le taux de refus sera supérieur à 80%, donc 1 dossier sur 5 demandes acceptées seulement. 

 

Cela fausse complètement le discours du Ministre de l'Education nationale qui indique qu'il n'y a eu que 1554 démissions en 2020-2021. En effet, les IRC ne sont pas comptabilisées dans les démissions ! Qui plus est, si l'on considère le taux de refus des IRC, et qu'on l'adapte aux démissions, ce seraient donc au moins 10.000 demandes formulées pour 1554 seulement acceptées.

 

L'Education nationale depuis des décennies s'est habituée à refuser les départs de ceux qui le souhaitent, dans leur grande majorité. Elle adopte pour ses fonctionnaires une politique de "containment" pour empêcher les départs de celles et ceux qu'elle a réussi à attirer en son sein. Ce n'est pas l'idée que notre association se fait de la "bienveillance" et encore moins de la "revalorisation" de la profession. C'est la poursuite une politique d'infantilisation de diplômés de haut niveau, qui ne sont pas libres de réaliser leur mobilité quand ils le souhaitent, là où ils le souhaitent.

 

Cette poursuite de la politique de la "nécessité de service" montre bien que l'Education nationale, et ses hauts fonctionnaires surtout, ont bien conscience d'avoir trop sévi sur des centaines de milliers de professeurs depuis 20 ans. Si le métier n'attire plus, c'est tout le système managérial actuel qui sautera, et tous ces hauts fonctionnaires qui deviendront inutiles. Il y a donc le feu au lac, ce qui explique cette soudaine écoute, empathie et bienveillance de la part de tout un système qui a mis les bouchées doubles" pour renouer la confiance avec les professeurs.

 

Mais la maigre revalorisation de 27 à 52 euros par professeur et par mois et seulement jusqu'au 9e échelon mécontente tous les autres professeurs puisqu'elle crée un resserrement entre le mini et le maxi des revenus des grilles indiciaires. Au fil de ce type de politique salariale, on en arrivera bientôt à un salaire unique moyen pour tout professeur, et à une stagnation salariale au moins pendant les 20 premières années du métier, alors qu'avec un niveau Master2, tout étudiant peut espérer ailleurs gagner dans le même temps jusqu'à 5 fois plus ailleurs dans tout type de métier.

 

Le métier de professeur s'est prolétarisé, précarisé, avec l'imposition d'un niveau Master2 + concours, et le Gouvernement des années 2017-2021 n'a pas eu le courage de démentir cette erreur stratégique de recrutement du Ministère de Luc CHATEL Ministre de l'Education Nationale en 2011. Le mieux eut été de revenir à un recrutement au niveau de la Licence3. Au lieu de cela, beaucoup d'étudiants préfèrent tenter un concours niveau L3 pour devenir attaché d'administration ou cadre dans la territoriale: ils y gagneront nettement mieux leur vie avec les primes statutaires et tous les avantages sociaux, pour des fonctions nettement moins pénibles que celles d'enseigner.

 

Le but d'élever l'entrée dans le métier d'enseignant au niveau du Master2 semble bel et bien de réduire le nombre de fonctionnaires, pour accroître le nombre de contractuels, et précariser une profession de près de 900.000 personnes. Les preuves sont bel et bien là : le taux de professeurs contractuels est passé en 2015-2016 de 14,5% à plus de 22% en 2020-2021.

 

Si le taux continue de monter, cela signifiera que le gouvernement fera des économies en augmentant seulement les fonctionnaires, réalisant des économies sur les professeurs contractuels, corvéables à merci, et précarisés. C'est sans doute, si cette lame de fond libérale se poursuit, ce qui attend progressivement tous les professeurs au fil des départs en retraite. Plus de 60% des professeurs actuels partiront en retraite d'ici 2045.

 

Actuellement et dans les 2 quinquennats qui viennent se joue l'avenir de la profession enseignante: contractuels bouche-trous mal payés, ou fonctionnaires bien valorisés ? Il semble que LREM et LR aient choisi la première option, tandis que le PS tienne beaucoup à la deuxième option. Aux professeurs électeurs de déterminer en 2022 ce qu'ils préfèrent.

 

ARTICLE du FIGARO (gros dossier de Aude BARIETY)

Le PDF de l'article sera bientôt disponible ci-dessous.


Novembre 2021

Valeurs Mutualistes de la MGEN dans son n°325 a cité AIDE AUX PROFS en page 12 et dans sa version audio en ligne.

 

Cette revue est diffusée une fois par trimestre aux 2,8 millions de sociétaires MGEN de tous les métiers de l'enseignement, et compte plus de 4 millions de lecteurs fonctionnaires. Cela montre encore une fois que notre association compte dans le paysage éducatif en France et particulièrement sur la problématique des évolutions professionnelles souhaitées par les professeurs.

 

Version PAPIER (page 12)

 

Version AUDIO (3e lien du DOSSIER)

 

Pour nous contacter

 


22 Novembre 2021

Le Monde a interviewé AIDE AUX PROFS sur les raisons qui peuvent expliquer l'augmentation des démissions des professeurs, pour cet article publié le 22 Novembre 2021.

 

Puisque l'Education nationale souligne à juste titre que ces démissions constituent des effectifs infimes en regard de sa masse salariale, pourquoi ses DRH académiques n'arrivent pas à accepter toutes les demandes de démission qui leur sont faites ?

 

Est-ce la même raison qui leur fait aussi refuser bon nombre de disponibilité pour convenances personnelles ?

 

Est-ce la même raison qui leur fait refuser 80% des demandes d'indemnité pour rupture conventionnelle ?

 

Est-ce la même raison qui leur fait refuser bon nombre de demandes de temps partiel et de mi-temps ?

 

Ou est-ce juste un manque de formation et d'organisation personnelle pour arriver à ouvrir autant les portes de sortie que les portes d'entrée du métier de professeur ?

 

Au 21e siècle, les étudiants et salariés méritent d'avoir une bien meilleure visibilité, comme les professeurs en poste, sur la manière dont ils seront gérés, administrativement, avant de décider ou non de tenter un des concours proposés.

 

L'article


4 Janvier 2022

Mardi 4 janvier 2022, B SMART ÉDUCATION a reçu Guislaine DAVID (co-secrétaire générale et porte-parole du syndicat des enseignants du 1er degré, le SNUIPP-FSU qui comprend 51.000 adhérents) et Rémi BOYER (Président-Fondateur de l'association AIDE AUX PROFS) sur le sujet des démissions de professeurs.

 

La chaîne B SMART est accessible gratuitement sur les boxs de Orange (canal 230), Free (canal 349), Bouygues (canal 245) et Canal+ (canal 172). B SMART est également présent en digital en replay sur le site bsmart.fr, Molotov.tv et sur les réseaux sociaux. Enfin, les amateurs de podcasts peuvent aussi suivre les émissions sur les plateformes comme Spotify, Deezer, Apple podcast et Google podcast.

 

B SMART c’est aussi une audience digitale avec 150.000 visites/mois et 300.000 de vidéos vues sur le site bsmart.fr. C’est également une présence sur les réseaux sociaux forte avec un visionnage de vidéos qui se fait à 70% sur les plateformes Linkedin et Twitter.

 

L’audience sur B SMART est majoritairement composée de cadres (65%) dont 15% sont des cadres dirigeants et 20% des entrepreneurs. Ils sont jeunes puisque 68% de l’audience a moins de 45 ans. Toutes les tailles d’entreprises sont représentées dans le bassin d’audience de B SMART avec tout de même une majorité de TPE/PME (60%).

 

L'EMISSION DU 4 JANVIER 2022

 

Plus d'infos sur B SMART


14 Janvier 2022

AIDE AUX PROFS a été contactée pour apporter son expertise sur l'accroissement des démissions et ruptures conventionnelles constatées chez les professeurs. 

 

La journaliste a réussi à obtenir des chiffres récents de cette tendance qui se confirme depuis 10 ans: le métier le plus beau monde ne l'est plus autant que certains continuent de le répéter pour se boucher les yeux et les oreilles sur la réelle situation des conditions de travail des professeurs, qui se sont aggravées avec la crise sanitaire.

 

En 2008-2009 les démissions représentaient 0,05% des effectifs (ce qui n'empêchait pas les académies d'en refuser beaucoup pour nécessité de service, car les DRH ne savent pas bien gérer les départs).

 

En 2021, les démissions atteignent 0,32% des effectifs, toujours avec beaucoup de refus pour nécessités de service. Le taux est encore très faible, même s'il a été multiplié par 6,4 en 10 ans et que ça ne porte que sur 2.286 professeurs du 1er degré et du 2nd degré.

 

On en sait plus, enfin, sur les demandes d'indemnité pour rupture conventionnelle que peuvent demander les professeurs depuis le 01.01.2020 à leur Recteur ou leur Dasen via un LRAR et non par la voie hiérarchique.

 

En 2020, 1.800 professeurs l'ont demandée (sur 12 mois) et 24% seulement l'ont obtenue, certainement lié aux lenteurs de la crise sanitaire. Ce chiffre est toutefois trompeur puisque l'indemnité demandée entre le 01.09 et le 31.12 d'une année scolaire sera en fait traitée entre le 01.01 et le 30.06 suivants. 

 

En 2021, le nombre est certainement plus important et nous constatons par les centaines de témoignages qui nous parviennent par les réseaux sociaux que le taux ne dépassera pas les 20%.

 

95,5% de nos adhérents ont obtenu leur IRC en 2020 et 67% en 2021. 

 

Le titre de l'article est trompeur lui aussi "ces enseignants à bout de souffle qui décident de se reconvertir". Ces professeurs sont loin de l'être tous, car certains ont pris leur décision en toute sérénité pour ne pas avoir à vieillir dans le métier le plus beau du monde où la santé au travail n'est contrôlée que par 82 médecins pour 869.000 professeurs et où il n'y a aucun allègement possible en fin de carrière en-dehors des RQTH et des Postes adaptés (PACD puis PALD).

 

Deux de nos anciens adhérents ont témoigné dans cet article, Véronique et Muriel.

 

Avec une Education nationale et des partis d'opposition qui promettent de recruter des retraités pour compenser les manques de professeurs, cette profession est vraiment mal barrée en 2022. Et la question des salaires est un serpent de mer, avec plus de 40% de perte de pouvoir d'achat depuis 30 ans. Assurément, aucun gouvernement n'a jamais les moyens d'assurer le rattrapage salarial des professeurs, et c'est la raison pour laquelle les démissions augmentent. Et c'est tout-à-fait sain, et normal.

 

L'ARTICLE EN LIGNE

 

Enseigner en 2022 en école, collège ou lycée, en France, c'est ça:


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