Le 07.03.2026
Le 7 mars 2026 sur le web et le 9 mars 2026 dans son quotidien, la journaliste Domitille ROBERT du journal La CROIX informe ses lecteurs de l'action de notre association AIDE AUX PROFS.
Nous lui avons fourni notre analyse de la situation des reconversions réalisées par les professeurs en France, et 3 témoignages d'anciens professeurs que nous avons accompagnés dans leur évolution professionnelle hors de l'Education nationale.
Chaque année, ils sont environ 500 professeurs du 1er degré et du 2nd degré, de tous départements et académies, et de toutes disciplines, à contacter notre association.
Le 01.03.2026
Le 1er mars 2026 la journaliste Margaux GABLE a consacré un article à ces professeurs qui veulent s'informer sur leurs possibilités de reconversion, en relatant une journée consacrée par le syndicat SNUIPP à Agen.
AIDE AUX PROFS a été citée dans cet article car nous sommes depuis 20 ans l'acteur associatif et bénévole de référence en France pour les professeurs qui souhaitent évoluer professionnellement hors enseignement, relayé à ce jour par près de 190 reportages, avec plus de 50 millions de lecteurs, auditeurs et télespectateurs qui ont entendu parler de notre action.
Entre 2006 et 2012, chaque année au Salon de l'Education, nous sommes allés rencontrer Porte de Versailles les syndicats. Le SNES, la FSU, le SNUIPP, étaient systématiquement opposés à l'idée de secondes carrières pour les professeurs, tandis que le SGEN-CFDT, le SE-UNSA et la FEP-CFDT y étaient favorables. Avec ces 3 syndicats-là se sont noués des liens de 2009 à 2016 et nous sommes intervenus à de nombreuses reprises dans leurs antennes syndicales devant 50 à 100 professeurs à chaque fois pour leur expliquer comment passer de professeur à tout autre chose.
Fin 2015, un des Vice-Présidents du syndicat SNALC, Albert-Jean MOUGIN, proposa à Rémi BOYER, Président-Fondateur de notre association, une décharge entière à partir du 01.09.2016, alors qu'il n'a jamais milité dans ce syndicat, pour y créer un dispositif dédié aux professeurs en souffrance au travail, et qui veulent évoluer professionnellement. Il proposera à François PORTZER alors Président de ce syndicat, de l'appeler "Mobi-SNALC", ce qui fut retenu. Et Rémi BOYER anima comme Responsable national de Mobi-SNALC, de 2016 à juillet 2018, ce dispositif. Après son départ, puisqu'il n'était venu que comme consultant interne, et profitant du départ d'Albert-Jean MOUGIN de son poste de Vice-Président, le SNALC conservera ce dispositif en l'axant sur le bien-être au travail. Il n'est en effet pas dans l'intérêt d'un syndicat d'inciter ses adhérents à le quitter, mais bien de vivre mieux leur métier.
Le 19.12.2025
Le journaliste Adam BELGHITI ALAOUI avait interviewé AIDE AUX PROFS pour le bi-mensuel de Rebondir qui fait partie du groupe CDI Médias et Services, qui
édite des magazines spécialisés dans le management, l'emploi, la création d'entreprise, la franchise et la vente directe.
Le n°287 de septembre-octobre est consacré au métier de professeur : "Et si vous deveniez prof ?" et l'article qui concerne notre association aux pages 60
à 63 nous a permis de donner un certain nombre de conseils aux salariés du privé tentés de devenir enseignants.
Rebondir a une diffusion print moyenne de 65.000 exemplaires et diffuse en moyenne par mois à 260.000 lecteurs qui réfléchissent tous à leur reconversion.
REBONDIR a republié l'article à la mi-décembre sur son site web, tellement il a été apprécié de ses lecteurs.
Le 21.11.2025
Guillaume DELABY, Président-Fondateur de l'association HELPEN, a invité notre expert Rémi BOYER à contribuer à leur 1re Conférence nationale qui avait lieu à Paris 15e à la Maison des Associations.
Rémi BOYER a abordé ces 3 points:
- un bref historique de l'aventure de l'association AIDE AUX PROFS qui fêtera bientôt ses 20 ans
- les dispositifs statutaires pour s'éloigner d'un environnement de travail toxique pour un agent de l'éducation nationale: CMO, CLM, CLD, occupation thérapeutique, Poste adapté de courte ou de longue durée, Disponibilité d'Office, Retraite pour Invalidité.
- les dispositifs statutaires permettant d'aller travail ailleurs: détachement, disponibilité, rupture conventionnelle quand elle existe, démission.
Pense à t'y abonner pour ne pas manquer les actualités fréquentes de cette jeune association très énergique pour agir là où trop se taisent. Le harcèlement entre adultes doit cesser dans l'éducation nationale !
Le 09.10.2025
Bérengère BOCQUILLON, Cheffe du Service Société sur RMC, a interviewé Rémi BOYER Président-Fondateur de AIDE AUX PROFS sur la problématique des nécessités de service qui sont un moyen pour les académies d'empêcher les professeurs de la quitter lorsqu'ils le souhaitent pour aller travailler ailleurs, dans un autre ministère, une collectivité locale ou une entreprise privée, ou pour créer la leur.
Ce reportage est passé dans l'émission "Apolline Matin diffusée de 6h à 8h30 en direct puis en Replay sur RMC.
Comme nous l'avons souligné, l'Education nationale fonctionne à l'envers de toute la sphère économique, alors que tous les salariés peuvent aisément changer d'emploi, et que la jeune génération des 20/35 ans est habituée à changer d('emploi tous les 1 à 3 ans.
L'Education nationale est face à ses propres contradictions avec une GRH qui n'est qu'un système de haute sécurité, une gestion sans surprise des "carrières" qui ne sont que des grilles d'échelons qui grimpent à l'allure de limaces.
Depuis 2006, AIDE AUX PROFS a demandé à tous les ministres qui se sont succédé, aux DGRH, aux Hauts Fonctionnaires en capacité de pilotage, de mettre fin aux nécessités de service. La réponse est "NIET". Alors pour quitter l'Education nationale, il ne reste qu'une solution aux plus déterminés, qui auront épargné pour la période de transition où ils n'ont pas droit à une allocation de retour à l'emploi (sauf cas légitimes signalés ici) : l'abandon de poste. Ce qu'a fait une de nos adhérentes dont l'IRC a été refusée, dont la démission n'a reçu aucune réponse, alors qu'elle avait consciencieusement et solidement préparé sa reconversion avec un solide business plan.
Oui mais voilà, ceux qui ont analysé son business plan et son prévisionnel budgétaire dans son académie n'ont jamais créé d'entreprise, ce sont des fonctionnaires de métier, et ils n'ont jamais conçu de business plan. L'Education nationale confie donc à des incompétents la mission de décider quel professeur pourra ou non partir avec une indemnité et une allocation de retour à l'emploi.
Vous pouvez vous abonner au fil d'infos de Bérengère BOCQUILLON sur X (ex-twitter) et sur Bluesky.
Cliquer sur l'image ci-dessous pour voir l'extrait de l'émission RMC Story :
Le 06.10.2025
La journaliste Mallaury LALANNE a interviewé AIDE AUX PROFS courant septembre pour publier ce dossier le 6 octobre 2025 sur les atouts des professeurs qui souhaitent évoluer professionnellement vers le privé sur le site web de LeFigaro.fr
Nous constatons toutefois que ceux des professeurs qui réussissent facilement à intéresser des entreprises ont d'abord eu des expériences dans le privé quand ils étaient étudiants, ou avaient réalisé un cursus autre que l'université, comme Sciences Po, Sup de Co, toute école d'ingénieur.
Les professeurs qui sont passés de leur vie d'étudiant à celle d'enseignant et décident un jour de démissionner avec ou sans indemnité, créent dans leur grande majorité des micro-entreprises dans le services d'aide à la personne et ce sont majoritairement des femmes qui ont pris le temps d'élever leurs enfants jusqu'à la fin de leurs études, jusqu'à ce qu"ils soient autonomes financièrement.
Les compétences transférables des professeurs sont nombreuses pour tout ce qui relève des différents ministères et des collectivités territoriales, mais celles qui intéressent des entreprises spécifiques sont plus rares.
Mallory LALANNE a fait le point sur cette question avec différents intervenants, dont l'association AIDE AUX PROFS, et nous l'en remercions.
Lien de l'article dont le contenu n'est accessible qu'à 17%.
Contenu de l'article en PDF ci-dessous à 100% avec l'aimable accord de Caroline BEYER (cf interview ci-dessous du 18.09.2025).
Le 22.09.2025
Le journaliste Adam BELGHITI ALAOUI a interviewé AIDE AUX PROFS pour le bi-mensuel de Rebondir qui fait partie du groupe CDI Médias et Services, qui édite
des magazines spécialisés dans le management, l'emploi, la création d'entreprise, la franchise et la vente directe.
Le n°287 de septembre-octobre est consacré au métier de professeur : "Et si vous deveniez prof ?" et l'article qui concerne notre association aux
pages 60 à 63 nous a permis de donner un certain nombre de conseils aux salariés du privé tentés de devenir enseignants.
Rebondir a une diffusion print moyenne de 65.000 exemplaires et diffuse en moyenne par mois à 260.000 lecteurs qui réfléchissent tous à leur reconversion.
Extrait de l'édito de cet article :
18.09.2025
Le 18 septembre 2025 la journaliste du service Société-Education Caroline Beyer du média LE FIGARO a évoqué amplement l'action d'AIDE AUX PROFS dans le
quotidien papier et web de Le Figaro à propos des démissions des professeurs qui augmentent, alors que l'Education nationale a bien du mal à se faire à l'idée que faire de la GRH, c'est
faciliter les entrées et les sorties, et non pas bloquer le plus longtemps possible sans grand avenir et si peu payés pour des cadres A, les professeurs une fois titularisés dans leur grade de
concours.
Depuis près d'un siècle, la "GRH" de l'Education nationale c'est :
- annoncer aux professeurs titulaires leur passage à l'échelon supérieur,
- gérer leur passage en congé de maladie de plus ou moins longue durée,
- les informer dans la majorité des cas l'échec de leur demande de mutation,
- gérer leurs notes d'inspection,
- leur interdire de partir par des nécessités de service lorsqu'ils veulent un temps partiel, un mi-temps, une disponibilité pour convenances personnelle, et même une démission avec ou sans
indemnité.
Le PDF de l'article (1 pleine page dans Le FIGARO du 18.09.2025) ci-dessous.
31.08.2025
Dans la lignée de notre recherche à travers toute la France de témoignage auprès de nos adhérents ayant réussi leur rupture conventionnelle pour la rentrée 2025, BFMTV a cité plusieurs fois notre dispositif associatif bénévole depuis 19 ans.
Cet article de Jeanne BULANT consacré au "grand malaise du corps enseignant à la veille de la rentrée scolaire" aborde les grandes problématiques sur lesquelles les Gouvernements ont tous échoué depuis 40 ans, dégradant le revenu des professeurs, bien plus mal payés que tous les fonctionnaires de catégorie A de direction, d'inspection et d'administration de l'Education nationale.
La dégradation du métier c'est devenu la surcharge de tâches administratives, de réunions, et d'injonctions contradictoires qui font que même ceux qui avaient la vocation depuis leur jeunesse, se mettent à douter des intentions de l'Education nationale.
Dans un contexte social de plus en plus tendu, les professeurs craignent l'agression verbale ou physique d'un élève, la plainte en justice d'un parent, le conflit avec leur chef d'établissement ou leur inspecteur, et les représailles de leur hiérarchie. Leur métier est devenu épuisant, stressant, alors que la société toute entière s'imagine qu'enseigner "c'est cool en donnant des cours à mi-temps et 4 mois de vacances".
Oui les conditions de travail des enseignants sont de plus en plus difficiles dans l'enseignement Public tellement l'Education nationale se dégrade malgré un budget qui augmente sans cesse et s'approche des 65 milliards d'euros (65.000.000.000,00 €).
29.08.2025
AIDE AUX PROFS a accompagné, parmi une centaine d'autres professeurs de toute la France qui ont obtenue leur Rupture Conventionnelle avec notre logistique d'action de 2020 à 2025, Guilhem CANDIE, qui a obtenu sa rupture conventionnelle pour quitter l'éducation nationale à la rentrée 2025 avec une indemnité relative à son ancienneté de services et son indice, et une Allocation de Retour à l'Emploi.
NOTRE ARTICLE DE RECENSION ET L'INTERVIEW DE GUILHEM CANDIE
ATLANTICO a relayé l'article de BFMTV sur l'interview consacrée à l'un de nos adhérents, Guilhem CANDIE, accompagné en 2024-2025 dans l'obtention réussie de sa rupture conventionnelle dans l'académie de Toulouse.
28.08.2025
MEDIAPART qui nous a contactés en mars 2025 pour ce très beau dossier a résumé parfaitement la synthèse de 5 ans de véritable calvaire psychologique que des milliers de professeurs demandeurs ont vécu, se confrontant lors de leur entretien à des IEN-RH, des IA-IPR RH, des Chefs d'établissement-RH, des Chefs de Divison-RH dont l'objectif principal aura été de destabiliser psychologiquement le professeur, de le décourager.
24.01.2025
Le 24 Janvier 2025 Nicolas FAUCON journaliste à LA MONTAGNE a publié un reportage auquel nous avons participé, sur l'augmentation des professeurs contractuels dans le système français.
Le reportage auquel nous avons contribué a eu une diffusion importante :
LA MONTAGNE est un hebdomadaire de la presse régionale créé en 1919, qui peu à peu s'est imposé comme le grand quotidien régional de tout le Massif Central en France, et diffuse ses titres papier sur toute la région Auvergne-Rhône-Alpes et notamment vers les villes d'Aurillac, de Briançon, de Brive-la-Gaillarde, de Clermont-Ferrand, de Tulle, de Vichy, pour une diffusion payée de 143.376 exemplaires en moyenne pour une audience web moyenne de 535.000 lecteurs.
LA MONTAGNE est liée aussi à ces médias qui reprennent ses articles:
- Le Progrès
- Le Dauphiné Libéré
- L'Eveil
- L'Eveil de la Haute-Loire
- Drôme Hebdo
LA MONTAGNE travaille aussi en lien avec plus de 2.000 médias nationaux et régionaux en France et en Europe.
La diffusion digitale (internet) donne un trafic de plus de 16 millions de lecteurs par mois, avec des pointes à 1,3 million de lecteurs par jour.
Nous avons conseillé les salariés et étudiants dans cet article à préférer expérimenter ce métier comme contractuels quelques années avant un éventuel concours : pourquoi ?
Nous y avons indiqué que nous conseillons à tous ceux qui veulent devenir professeurs, dans un pays où le papy-boom libère progressivement des millions d'emplois, doivent y réfléchir à deux fois, car les conditions de travail sont inégales selon les académies, et la rémunération n'est plus à la hauteur des exigences de diplômes (Master2) du gouvernement français.
1. Ceux qui décident de tenter les concours doivent savoir dans le 2nd degré qu'ils seront 65% en moyenne à être mutés ensuite dans les académies de Versailles, Paris et Créteil, où le niveau de vie (immobilier, transports, charges, alimentation) est tellement élevé, que les "2.000,00 € nets/mois" assurés par l'Education nationale, leur donnera le sentiment de vivre juste au niveau du seuil de pauvreté, sans espoir de pouvoir repartir de ces académies avant 10 à 15 ans par les mouvements de mutation aux barèmes incompréhensibles, qui font le lit des syndicats.
Un professeur titulaire a perdu sa liberté de pensée et d'expression puisque tenu par un "devoir de réserve", et sa liberté de mobilité 11 mois sur 12, limitée au 1er septembre de chaque année à condition que sa hiérarchie soit d'accord... (plus de 80% des demandeurs à partir sont bloqués par des nécessités de service).
La France est donc un pays qui verrouille les mobilités de ceux qui ont voulu obtenir "la garantie de l'emploi" qui est une prison professionnelle lorsqu'ils souhaitent en repartir.
Notre association aide chaque année par de multiples recours au plus haut niveau, ceux qui sont déterminés à s'en aller et veulent s'extirper de ce système managérial rigide.
2. Ceux qui décident de rester contractuels n'ont certes pas la garantie de l'emploi, mais auront cette chance énorme de pouvoir enseigner dans leur commune ou département d'origine, en restant proches de leur famille, de leurs amis, dans un environnement psychologiquement plus soutenant, avec la possibilité de changer d'emploi rapidement sans nécessité de service si le métier de professeur les fait souffrir (il faut en moyenne 18 mois pour que ce système, lorsqu'il est maltraitant, lamine psychologiquement un professeur, tombant en burn-out ou en dépression.
C'est pourquoi AIDE AUX PROFS est la seule structure en France à réaliser un "conseil en prévention du métier de professeur" par le site "devenirprof.org" où nous ne cachons rien des réalités, qu'elles soient positives ou négatives, alors que tous les acteurs publics et privés qui agissent avec des financements de l'Education nationale, ne présentent que les aspects positifs. C'est une fois "titularisé" que le professeur découvre les aspects négatifs, notamment l'infantilisation managériale et son entêtement à empêcher le professeur de repartir définitivement.
L'article de LA MONTAGNE sur le Web.
L'article paru dans l'hebdomadaire papier en PDF ci-dessous :
14.09.2024
France 24 sur son portail international, sur la zone Europe (100 millions de lecteurs potentiels), cite l'action d'Aide aux Profs qui aide les professeurs qui le souhaitent à quitter leur métier, puisque l'Education nationale en France, confrontée à un manque d'attractivité, les en empêche de plus en plus.
L'Education nationale affichait en 2023 un "0,34% de démissions" qui ne reflète pas du tout la réalité des demandes de démission, 10 fois plus nombreuses.
Alors que la France paie mal ses professeurs, et de ce fait a du mal à en recruter suffisamment, elle n'a aucune reconnaissance pour ceux qui veulent quitter le métier de professeur, en les retenant contre leur gré.
Aide aux Profs peut produire de nombreux témoignages de professeurs en France, quelle que soit leur académie, qui sont empêchés en 2023-2024 :
- d'obtenir une disponibilité pour convenances personnelles,
- d'obtenir leur Rupture Conventionnelle,
- de démissionner.
L'Education nationale ne paie pas suffisamment bien ses professeurs et le malaise de la profession grandit. La seule façon de réagir des académies, c'est d'empêcher les professeurs de repartir vers le privé.
En plein papy-boom, ces pratiques de gestion des ressources humaines sont contreproductives puisqu'elles vont à l'opposé de l'idée que l'on se fait d'un métier attractif au sein duquel chacun pourrait se sentir bien.
Les académies préfèrent garder des professeurs en souffrance au travail, qui ne veulent plus enseigner, allant à l'opposé de l'objectif de rendre les élèves heureux.
L'article est publié en anglais par Lara BULLENS, journaliste sur France 24.
22 avril 2024
Virginie GUILHAUME de SQOOL TV a interviewé Rémi BOYER, Président Fondateur de l’association AIDE AUX PROFS, dans l’émission « Le Grand JT de l’éducation ».
SQOOL TV est la chaîne TV de l’éducation, lancée en 2022 par la société UNOWHY, diffusée 24h/24 et 7J/7 auprès des 24 millions d’abonnés de Free (Free Canal #247), Orange (Orange Canal #217) et Bouygues (Bouygues Telecom Canal #124) et sur les réseaux sociaux de You Tube, Linkedin, Instagram, Tik-Tok qui cumulent plus de 42.000 abonnés.
D’après un sondage Médiamétrie réalisé sur 1.200 individus de 15 ans et plus recevant la télévision par ADSL, câble ou fibre optique en janvier 2023, 14% des individus qui reçoivent la télévision ADSL déclarent connaître SQOOL TV (et 30% chez les 25-34 ans) et plus de 45% des femmes qui ne connaissent pas la chaîne disent par sondage avoir envie de la découvrir.
Au moins 43 millions de français peuvent se sentir concernés par les programmes diffusés par SQOOL TV : 15 millions d’élèves, 27 millions de parents d’élèves, 1 million d’enseignants, personnels d’administration et cadres de la fonction publique éducative.
SQOOL TV affiche une ligne éditoriale positive, qui n’évite pas les problématiques de l’école d’aujourd’hui, mais propose des solutions.
SQOOL TV a reçu plus de 2.000 invités, tous acteurs de l’éducation en France, depuis son lancement, se répartissant de manière très équilibrée entre experts de la communauté éducative (33%), politiques et collectivités (33%) et enseignants (34%).
Emma FEREY, productrice du Grand JT de l’éducation, nous a contactés en nous proposant de contribuer au sujet des mutations que les enseignants obtiennent difficilement, ce qui en conduit une partie à songer à développer différentes stratégies pour obtenir plus rapidement, d’une année à l’autre, la destination (académie, département, commune) de leur choix.
Nous intervenions ce lundi 22 avril 2024 avec Adrien MISSON, Délégué national du Syndicat UNSA chargé du 2nd degré (Collège, Lycée) et nos contributions se sont parfaitement croisées, avec le même constat : la difficulté de sortir de la prison qu’est la région Ile-de-France, celle où le pouvoir d’achat des professeurs est le plus faible en raison de la cherté de l’immobilier, des charges, du transport, de l’alimentation.
2.000,00 € nets/mois en début de carrière permet difficilement aux lauréats des concours d'enseignement d’y vivre, alors que l’éducation nationale les y bloquera pendant 10 à 15 ans, de peur de ne pas trouver suffisamment de professeurs pour les remplacer.
Nous avons émis l’idée que les professeurs actuellement en disponibilité pour suivi de conjoint puissent être autorisés à enseigner dans le département où ils ont migré durant cette disponibilité, puisque c’est impossible aujourd’hui. Et nous avons aussi insisté sur ces trop fréquentes et trop nombreuses nécessités de service qui bloquent de trop nombreux projets d’évolution professionnelle.
Là où notre position diffère de celle d’Adrien MISSON, c’est qu’AIDE AUX PROFS accompagne ses adhérents vers tous types de mobilités, internes comme externes, hors enseignement, sans chercher à les retenir coûte que coûte dans l’éducation nationale comme le font les syndicats, considérant que l’éducation nationale ne doit pas au 21e siècle constituer une prison pour qui veut enseigner quelques années à quelques décennies. Cette vision d’entrée définitive en début ou à mi-carrière dans la « Grande Maison » nous semble passéiste, à l’opposé du désir des nouvelles générations, étudiants et salariés, notamment depuis la crise sanitaire, de ne pas passer toute leur vie dans l’éducation nationale.
Ci-dessous, tu pourras retrouver le REPLAY du Grand JT de l’éducation qui a été diffusé en direct de 20h30 à 21h30 ce 22 avril 2024.
28 mars 2024
Le 28 mars 2024 Jean-Sébastien FERJOU Rédacteur en Chef de Atlantico a évoqué face à Laurence FERRARI la situation de tous ces professeurs fonctionnaires que leur employeur, l'éducation nationale, empêche de démissionner ou d'obtenir leur rupture conventionnelle, ce qui serait impossible dans le privé régi par le Code du Travail.
Le 28 mars 2024 Jean-Sébastien FERJOU Rédacteur en Chef de Atlantico a évoqué la situation de tous ces professeurs fonctionnaires que leur employeur, l'éducation nationale, empêche de démissionner ou d'obtenir leur rupture conventionnelle, ce qui serait impossible dans le privé régi par le Code du Travail.
Il se trouve que les professeurs qui ont voulu obtenir le concours et un statut leur garantissant la sécurité de l'emploi, ne s'imaginaient pas ensuite avoir les plus grandes difficultés à repartir de ce que l'on peut aisément qualifier de prison professionnelle au 21è siècle.
AIDE AUX PROFS fait de son sujet principal en 2024-2025 ces refus multiples de mobilités des professeurs pour nécessité de service, car ils ne coïncident pas du tout avec ce que l'éducation nationale affiche en parlant de "GRH de proximité", "respectueuse des personnels".
La nécessité de service est une pratique brutale, violente, verbalement, qui consiste à priver un être humain adulte de sa liberté à disposer de lui-même/d'elle-même, contrairement à ce que la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789, chère aux français, a fait croire au Peuple entier.
Pourquoi accepte-t-on que l'éducation nationale bloque autant ceux qui se sont investis corps et âme à la réussite de ses apprenants quelques années à quelques décennies, pour les priver de leur liberté de repartir évoluer autrement, hors éducation nationale ?
C'est un non sens absolu, c'est absurde, au moment où le papy-boom libère des millions d'emplois intéressants et nettement mieux payés que professeur.
Avec une vie active de 43 années il deviendra difficile pour la majorité des professeurs de tenir la distance sans expérimenter autre chose, et cela a déjà commencé avec une vraie prise de conscience des étudiants, moins nombreux à passer le concours à la fin de leurs études universitaires, préférant d'abord réaliser une carrière dans le privé ou dans une autre fonction publique, et avec ces salariés du privé tentés de donner du sens à leur vie professionnelle en devenant professeurs.
Si l'éducation nationale veut réussir à redonner de l'attractivité au métier de professeur d'ici 2050, il lui faudra faire des efforts immenses de fluidité, de flexibilité, pour cesser d'apparaître comme une prison d'où il est difficile de s'extirper sans avoir purgé sa peine de 43 ans d'enseignement.