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Quelles compétences transférables après avoir été prof ?


Pascal (professeur agrégé de Lettres Classiques devenu journaliste en créant une SAS).

 

 "sa culture, son habitude de parler en public et de se présenter, sa faculté à percevoir rapidement les enjeux dans les paroles et les écrits des autres, sa capacité à surmonter tous les imprévus".

 

François (professeur de Mécanique devenu électricien en Sarl)

 

« Les trois compétences principales que j’ai pu développer dans mon parcours ça a été :

 

-d’abord la situation d’écoute. Ce que je n’avais pas à l’issue de ma formation technique, je le résume aujourd’hui en disant que je suis capable d’écouter le besoin de l’autre. Et ça je l’ai appris au travers des élèves, au travers des collègues,

 

- ensuite, c’est globalement une situation de communication. J’arrive à faire passer le message que je veux parce que je l’ai travaillé dans le cadre de ma construction pédagogique,

 

- enfin, gérer une équipe, si tant est qu’on ait eu, à un moment de sa carrière, à faire face à la fonction de professeur principal. Gérer, ou plutôt coordonner une équipe, c’est une compétence indéniable ».

 

Jean-Claude (professeur des écoles qui a réalisé un cumul d'activités comme clown à travers ses voyages dans de nombreux pays du monde)

 

"- la psychologie, qui m’a beaucoup aidée 

- l’ouverture aux autres et au monde 

- le respect et l’intérêt pour les enfants en travaillant dans ce métier : il faut en avoir la vocation pour y demeurer motivé toute sa carrière (la sienne aura duré 43 ans !) 

- la disponibilité aux autres dans son temps et dans ses actions, dans tout son être : être à l’aise, donner beaucoup de soi-même."

 

Isabelle (professeur de lycée professionnel devenu réflexologue plantaire)

 

"L’écoute des autres est un savoir-être que j'ai acquis au fil de mon enseignement et qui est essentiel dans ma nouvelle profession. Cela constitue la moitié de mon travail. J'ai également appris à gérer mon stress, à prendre du recul par rapport aux êtres et aux choses, et je peux désormais, a contrario de l’enseignement, réaliser une nette coupure entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle."

 

Claire (professeur des écoles devenu écrivain à la demande pour des maisons d'édition dans tous types de sujets)

 

"Mon métier ne requière plus d’être face à des classes et de me sentir constamment jugée, épiée, jaugée par des dizaines de paires d’yeux, mais de me concentrer à domicile sur le projet du moment qui me motive à plein temps, c’est l’esprit de synthèse qui constitue ma compétence primordiale. Cette compétence est spécifique à toutes les disciplines littéraires, comme le français, l’histoire-géographie, la documentation, puisque ces enseignants demandent souvent à leurs élèves, dans les travaux soumis à évaluation formative et sommative, ce type d’exercice."

 

Nathalie (professeur de Lettres Modernes devenu coach pour managers)

 

« La pédagogie, la capacité à transmettre. Je travaille avec des méthodes anglo-saxonnes, spécifiques aux adultes, que je juge bien plus efficaces que celles enseignées en France, et j'ajoute que les qualités rédactionnelles, la capacité d’analyse et de synthèse, ont une forte valeur ajoutée dans mon métier.

 

François (professeur agrégé d'histoire devenu responsable d'innovation puis consultant-formateur pour adultes)

 

"J'ai conçu dès le départ mes cours en collège et en lycée comme de la formation, axée sur le développement de compétences des élèves, comme si j'étais tombé dans la « marmite de la pédagogie » dès mon entrée dans l’enseignement.  Je pratique avec enthousiasme, avec rigueur aussi,  l’ingénierie pédagogique, avec des activités de groupe favorisant la communication avec autrui, et j'introduis avec bonheur les TICE dans mon enseignement.

 

Je prends aussi acte des dimensions stratégiques par rapport à mes fonctions en participant au Conseil d’Administration de mon établissement, en comprenant les « jeux d’acteurs » et l’analyse de la  prise de décision, jamais bien travaillée dans toute formation  initiale d’enseignant. Tellement fondamentale dans un jeu collectif.

 

Il ne faut pas sous-estimer la dimension d’auto-formation, mais aussi celle de formation de formateurs. J’ai énormément appris en regardant d’autres collègues alors beaucoup plus avancés en pratiques et en réflexion, en collaborant directement avec eux. Il ne s’est pas passé une année sans que je planifie au moins un « séjour à l’extérieur », c'est-à-dire une formation de formateurs, de niveau national.

 

Enfin, la « mue » de simple enseignant à responsable rectoral me semble aussi passer par une étape « réflexive » en participant à un ou plusieurs groupes d’analyse de pratiques sur la durée. C’est un véritable apprentissage « institutionnel » qui s’élabore."

 

Laurent (professeur de Lettres devenu directeur d'une galerie d'art associative et animateur de radio)

 

 'Une approche plus didactique. Mes capacités à transmettre le savoir me servent énormément dans la relation client. De plus, je sais organiser des rencontres avec l’artiste, tout comme je savais mener mes projets avec mes classes'.

 

Luc (professeur de Lettres devenu éditeur)

 

"Notamment, la rigueur et la ponctualité, la capacité d'initiative et d'autonomie, la curiosité intellectuelle, le sens didactique."

 

Jean-Luc (professeur de vente devenu PDG d'un organisme de formation)

 

"La principale compétence que j’ai pu transposer, c’est la pédagogie, grâce au travail réalisé sur les programmes de formation », confie Jean-Luc. « Quand on fait un cours en classe, on génère de la motivation, et à distance, c’est la même chose, car il y a une animation pédagogique à prévoir, à concevoir ».

« Quand j’ai développé mon centre de formation, j’ai transféré une compétence que j’avais acquise : le recrutement de formateurs. Le fait d’avoir travaillé avec mes élèves de BTS pour les mettre en lien avec des chefs d’entreprise m’avait conféré ce savoir-faire ». De plus, Jean-Luc a su mettre à profit ses talents d’observateur : « en observant la manière dont mon directeur d’école privée gérait son établissement et son équipe pédagogique, j’ai pu avoir des discussions très riches d’enseignements avec lui, ce qui m’a permis de progresser dans cette voie, en m’apportant les compétences indispensables dans la mise en œuvre de ce projet ».

 

Nicole (professeur des écoles devenue orthophoniste puis coach)

 

 « Mes facultés d’adaptation, et être à l’écoute des autres, des demandes formulées ou pas ». « Savoir observer et trouver ce qui va être déclencheur pour la personne, ainsi que l’esprit d’analyse et de diagnostic sont des compétences que j’ai utilisées dans mes différentes professions ».

 

Evelyne (professeur de Lettres devenu responsable d'une société de soutien scolaire)

 

« La faculté de rebondir est très importante, comme lorsque l’on est devant une classe. Etre en classe, c’est être au spectacle, d’un côté ou de l’autre, c’est pour le professeur être acteur devant un public. Il ne faut pas être ennuyeux plus de deux secondes face à ses élèves. Il faut être actif, interactif, intéressant, car l’attention des élèves, moins aujourd’hui qu’hier, est de courte durée ». Evelyne insiste sur le fait que l’enseignant possède en lui une capacité à rebondir, à improviser, à motiver, et c’est ce qui lui a permis de rebondir sur autre chose dans sa carrière.

« La bienveillance est importante aussi : vouloir une amélioration du niveau de ses élèves, avoir en soi le sentiment d’être utile aux élèves, vouloir permettre aux élèves de progresser ». Evelyne rejoint ici notre sentiment : professeur, c’est un métier où l’on se donne, où l’on consacre sa patience, sa créativité, son énergie au service de la réussite des autres, sans compter son temps, dans une société qui aimerait justement pouvoir le « quantifier »… 

 

Hélène (professeur d'Anglais devenu chef d'entreprise pour faciliter l'intégration en France des expatriés anglo-saxons)

 

« L’adaptabilité : j’ai côtoyé des publics très différents. Des compétences en communication aussi, car être prof, c’est aussi savoir communiquer par le geste, la présence, la manière d’être, pour captiver son public. »

 

Sophia (professeur de Lettres devenue Psychologue)

 

« L’écoute des élèves, le montage et la défense de projets puisque j'ai monté beaucoup de projets  avec des élèves dans la discipline que j’enseignais ».

 

Sophia insiste sur la « capacité d’adaptation » des professeurs, qui en effet, chaque année, doivent s’adapter très rapidement aux attentes d’un nouveau public, en gérant au quotidien des situations imprévues, notamment en termes de relations humaines, tant avec les élèves qu’avec leurs parents et les collègues.

 

« Avoir suivi des stages en hôpital psychiatrique m’a permis de savoir gérer des situations complexes ». Aujourd’hui, Sophia adopte un tout autre regard sur le collège, qu’elle connaît bien maintenant.

 

Dominique (professeur des écoles devenue Art-Thérapeute)

 

« L’ouverture d’esprit : l’enseignement aide beaucoup pour cela, si l’on est aussi dans cette dynamique là. L’adaptabilité aussi, car chaque année notre public change, il faut recréer une ambiance de travail, les intéresser, susciter leur motivation à découvrir, à apprendre ». Tous les ans, Dominique a mené des classes de découverte, avec une thématique nouvelle. Elle souligne l’importance de la créativité dans le métier de l’enseignant."


AIDE AUX PROFS a depuis Juillet 2006 conseillé plus de 16.600 professeurs et a accompagné plus de 1.600 d'entre eux dans leur projet de changement professionnel.

 

Un projet de changement, vous aussi ?


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