Après prof : Léa, ex-professeur de mathématiques devenue orthopédagogue.
Léa a enseigné les mathématiques pendant 17 ans. Sa passion pour la pédagogie et les neurosciences l'a conduite à quitter l'Education Nationale pour entamer une seconde carrière en tant qu'orthopédagogue au service des enfants comme des adultes.
Voici le témoignage de sa reconversion réussie !
Quel a été votre parcours professionnel de la fin de vos études jusqu’à votre reconversion actuelle ?
Je crois que d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu devenir professeur, donc après un cursus très classique jusqu’à une maîtrise de mathématiques, j’ai obtenu mon CAPES en 2007. Après une année en tant que professeur stagiaire, j’ai été titularisée dans un collège des Bouches-du-Rhône pendant 7 ans, puis dans un collège du Vaucluse pendant 8 ans.
Passionnée par la transmission et l'accompagnement des apprentissages, j'ai continué à me former principalement au sujet des troubles neurodéveloppementaux. Rapidement, je me suis spécialisée dans les troubles de l'apprentissage, avec, pour objectif d'adapter mon enseignement aux besoins de chaque élève, quels que soient leurs défis.
Mon parcours a pris un tournant en 2016, après être devenue maman d'un enfant neuroatypique. Cette expérience m’a poussée à revoir mon approche pédagogique, à introduire la flexibilité dans ma classe, et à approfondir mes connaissances en neurosciences.
En 2023, ma découverte des réflexes archaïques a été une révélation. Ces réflexes sont le maillon manquant qui relie mes 17 années d’expérience en pédagogie à une compréhension plus globale du développement humain.
En octobre 2023, la décision est prise, je décide de quitter L’Education Nationale et prend contact avec « Aide aux Profs » en précisant mon projet. Je suis toutes les étapes scrupuleusement tout en continuant de me former à Lyon avec une fréquence d’un ou deux week-ends par mois ainsi que pendant les vacances scolaires.
Je réalise aussi, au fur et à mesure, que je ne pourrai pas mettre de côté ma passion des apprentissages scolaire, que mes 20 ans d’expérience et de recherche dans ce domaine peuvent servir à accompagner les enfants.
Après plusieurs recherches, je trouve le métier qui correspond à ce qui m’anime depuis toujours : « apprendre à apprendre », comprendre comment fonctionne notre cerveau pour un apprentissage plus fluide et donc plus confiant. Cette spécialité c’est : l’orthopédagogie. Métier très connu en Belgique et au Canada, depuis peu de temps en France Je décide de continuer à me former en métacognition, en gestion mentale. Le métier d’orthopédagogue est un maillon entre les communautés éducatives et rééducatives.
Aujourd'hui, dans mon cabinet basé au Pontet (Vaucluse), j'accompagne enfants et adultes à travers :
- Des séances d’intégrations ou de développements des réflexes archaïques et posturaux pour vous accompagner vers un mieux- être dans les domaines moteurs, cognitifs ou émotionnels. Chacun rencontre un ou plusieurs défis au cours d’une vie : un travail sur les réflexes peut permettre d’accéder à son plein potentiel.
- Un suivi en orthopédagogie pour toutes les personnes rencontrant des difficultés d’apprentissage (avec ou sans troubles), afin de retrouver le goût d’apprendre et de nouvelles stratégies pour le faire.
Quels projets pédagogiques aviez-vous pu mener et desquels êtes-vous la plus fière ?
Dès le début de ma carrière j’ai compris que chaque élève, chaque enfant, n’a pas la même façon d’apprendre et d’évoluer dans ses apprentissages.
Tous les projets menés lors de ma carrière ont été dans le sens d’aller au plus proche des besoins de chaque élève.
J’ai d’abord commencé à monter un « dispositif Dys », qui a permis aux élèves d’avoir des adaptations pédagogiques en lien avec leurs troubles. Il y a 15 ans la sensibilisation aux troubles des apprentissages n’était pas aussi courante qu’aujourd’hui. Cela a permis une prise de conscience au sein de la communauté éducative de l’importance des adaptations pédagogiques.
J’ai continué pendant toutes ces années à me former sur les neurosciences et sur l’évolution du cerveau de l’enfant. En parallèle, j’ai toujours eu à cœur de développer le bien-être de mes élèves au sein du collège avec des formations en CNV et sur la classe coopérative (Sylvain Connac). Tout cela m’a amenée à participer à un projet de Classe Flexible. Ce projet a gagné un prix au journée académique de la pédagogie en 2021. Pendant deux ans, nous avons travaillé en collaboration avec une chercheuse en sciences du langage. Le lien entre le corps et les apprentissages a alors pris tout son sens.
Quelles compétences avez-vous développées durant tout votre parcours de carrière ? Lesquelles vous ont accompagnées dans votre reconversion de professeur ?
J’ai longtemps eu cette impression que je n’étais « que » professeur de mathématiques mais lorsque j’ai réfléchi à ma mobilité, j’ai aimé réfléchir à toutes les compétences que j’avais développées pendant ces 17 années d’enseignements qui pourraient me servir dans mon nouveau métier et ma posture de cheffe d’entreprise.
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L’adaptabilité :
S’il y a bien une compétence que l’on développe en étant enseignant c’est celle-ci ! Nous nous adaptons constamment aux besoins des élèves, aux évènements qui surviennent en classe, aux changements de directions et de fonctionnements, aux changements institutionnels.
En tant que cheffe d’entreprise, cette adaptabilité est essentielle.
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L’aisance dans la communication :
J’ai passé 17 ans à expliquer, réexpliquer d’une façon, et encore une autre. J’ai appris à gérer les conflits, accueilli des témoignages de mal-être, de doute. J’ai aussi été formatrice, fait passer des oraux.
Tout cela m’a permis de développer des compétences qui me servent dans mon quotidien : communication digitale, prise de parole pour présenter mon métier, échanges avec les différents acteurs qui sont en lien avec le suivi des enfants en difficultés d’apprentissage (école, orthophoniste, MDPH …). -
Organisation / Planification :
Encore une compétence que nous développons au quotidien en étant professeur : programmation annuelle, organisation des séquences, des séances. Il est évident que je transfère au quotidien ces compétences.
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Il y en a beaucoup d’autres (je pourrais en parler des heures !) mais arrêtons de faire croire aux profs qu’ils sont justes profs !
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Aviez-vous songé à devenir chef d’établissement ou inspecteur ? Indiquez pourquoi vous avez préféré quitter l'Education Nationale plutôt que de tenter une reconversion interne.
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On m’a proposé à plusieurs reprises d’y songer, mais ça ne m’a jamais intéressée, je voulais être encore sur le terrain de la transmission « pure », celle où on voit des yeux s’éclairer parce qu’on comprend, parce qu’on prend confiance, parce qu’on apprend mieux. Et j’ai finalement créé mon propre métier et rien, parmi les possibilités de mobilités de professeurs à l'interne ne proposait cela.
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Aviez-vous peur de vieillir dans ce métier ?
Effectivement c’était une de mes craintes. J’avais quand même le sentiment que la frustration grandissante que j’avais au sein de l’Education Nationale était en train de m’user. Je ne me voyais absolument pas professeur en collège à 60 ans, j’avais aussi peur qu’il y ait un trop grand décalage avec les adolescents, mais ça c’est sûrement plus un a priori, avec du recul.
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Quelles raisons vous ont conduite à quitter l'enseignement ?
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J’aime enseigner, j’aime transmettre mais les conditions dans lesquelles l’institution nous demande de le faire m’ont rendue de plus en plus malheureuse au quotidien.
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Des classes de 30 élèves avec plus de 15 élèves avec des besoins particuliers, une voire deux AESH dans les classes. J’ai 50 minutes pour faire un cours de mathématiques, leur apprendre à travailler, leur transmettre l’envie de chercher, leur apprendre à vivre ensemble. Les niveaux de mes élèves sont parfois étalés sur 3 ans quand ils arrivent dans ma classe en début d’année, je dois gérer cette hétérogénéité, tout en suivant le programme donné par l’institution.
En 15 ans, je trouve la relation entre les élèves, les parents et l’école s’est profondément détériorée. J’ai dû de plus en plus justifier mes choix auprès des élèves, des parents. Certains parents ont maintenant une mentalité de consommateurs avec notre travail : cela est devenu une violence pour moi au quotidien que je ne voulais plus vivre. Et surtout je ne m’imaginais pas le vivre encore 25 ans… En écrivant ces quelques lignes, je prends conscience du stress que tous ces éléments m’ont procuré.
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Avoir été enseignante a-t-il été un atout ou un handicap dans votre projet de reconversion ?
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C’est plutôt un atout dans mon quotidien parce que le fait de connaître le fonctionnement de l’institution rassure les parents des enfants que je suis en orthopédagogie. Même pour un suivi en réflexes, le fait que j’ai été professeur donne du crédit à mon accompagnement, dans le sens où cette spécialité étant peu connue, dans l’inconscient collectif, si un prof s’y est intéressé c’est qu’elle a lieu d’être.
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Qu’avez-vous pensé de l’accompagnement de l’association Aide aux Profs pour vous aider à quitter l’Education nationale ?
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Je pense que cet accompagnement a été un élément essentiel à l’obtention de ma rupture conventionnelle. A chaque étape, Rémi BOYER m’a donné des explications claires, les démarches à suivre, les délais. Il a répondu à toutes mes questions.
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Je n’ai pas eu de difficultés particulières pour que l’Education Nationale me laisse partir. Lors de l’entretien, j’ai très vite senti que mon projet plaisait, qu’il avait pour objectif d’aider les professeurs à accéder à leur prochaine vie professionnelle mais je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde.
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Que conseilleriez-vous aujourd’hui à une personne qui souhaite devenir professeur ?
Je leur conseille de se former en neurosciences, en gestion mentale. Savoir comment un cerveau fonctionne pour apprendre est essentiel pour enseigner. Je conseille aussi de s’informer sur la psychologie des enfants et des adolescents, être expert dans sa matière ne suffit pas.
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Que conseilleriez-vous à un collègue qui souhaiterait quitter l'enseignement ?
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Je conseille de ne pas écouter la peur des autres, de prendre confiance en toutes les compétences qu’il/elle a pu développer pendant toutes ces années d’enseignement. Et enfin de mettre tout son énergie à son projet, sans en mettre dans le « et si ça ne marche pas … ».
Le métier d'orthopédagogue.
I/ Qu'est-ce que l'orthopédagogie ?
Le mot « orthopédagogie » vient du grec orthos « droit, correct » et de paidagôgia « science de l'éducation des enfants. » Mais, la discipline s'adresse aussi aux adultes. Le métier consiste à évaluer les causes de difficultés d'apprentissage, principalement en lecture, en écriture et en mathématiques. Une fois les causes de ces difficultés identifiées, l'orthopédagogue travaille avec l'apprenant à la meilleure stratégie pour y remédier. Il peut aussi conseiller les enseignants ou les parents dont les enfants sont concernés.
L'orthopédagogie est une discipline qui n'est pas encore très développée en France mais elle est très courante au Canada, en Suisse ou en Belgique. Elle s'appuie sur des connaissances en neurosciences, en pédagogie et en sciences cognitives.
II/ Que fait l'orthopédagogue ?
Le praticien peut être amené à travailler sur des apprenants présentant des difficultés variées : les troubles dys, le HPI, le TDAH, la phobie scolaire...
Après une phrase de dépistage pour identifier précisément les troubles et leurs causes, il propose diverses solutions, adaptées à chaque besoin pour faire progresser son apprenant. Il établit des programmes d'études adaptés et des remédiations pédagogiques. Il travaille souvent en partenariat avec les parents et avec la communauté éducative qu'il conseille sur les méthodes à adopter.
III/ Quelles compétences faut-il avoir ?
L'orthopédagogue doit avoir bien sûr de solides compétences en pédagogie, ce qui fait le lien avec le métier de professeur. Il lui faut aussi faire preuve d'empathie et d'un vrai sens relationnel car il peut avoir affaire à des apprenants à la psychologie fragilisée par les difficultéd d'apprentissage.
C'est un expert qui connaît bien les causes et les caractéristiques des troubles de l'apprentissage. Rigoureux, il doit savoir évaluer et analyser des besoins, concevoir des remédiations, coopérer avec d'autres professionnels et instaurer un lien de confiance entre lui et ses apprenants.
IV/ Où peut exercer l'orthopédagogue ?
Les lieux d'exercices sont variés : en cabinet libéral, à domicile, dans des structures médicosociales voire, en établissements scolaires. Certains orthopédagogues sont même également des enseignants qui utilisent la discipline pour aider leurs élèves en classe.
V/ Comment devenir orthopédagogue ?
Le métier étant relativement nouveau en France, il n'existe pas de diplôme officiel. Toutefois, l'Union des Orthopédagogues de France (UOF) recommande les formations de 3 écoles en particulier :
- L'Ecole Française d'Orthopédagogie : accessible à Bac + 2, d'une durée de 24 mois.
- Déclic, la gestion mentale : admission sur dossier, d'une durée de 12 à 14 mois.
- Manabi : Accessible à Bac + 2 avec sélection sur dossier, 220 h sur un an et 32 heures d'accompagnement.
- D'autres formations existent, en distanciel ou non.
VI/ Combien gagne un orthopédagogue ?
Les honoraires pratiqués ne sont pas encadrés en France et peuvent varier beaucoup en fonction des conditions d'exercice. La rémunération mensuelle brute est estimée à 2500 /3000 euros par mois et peut augmenter avec le temps.
VII/ Où se renseigner ?
Voici deux sites Web utiles si vous souhaitez en savoir plus :
- L'Union des Orthopédagogues de France :https://orthopedagogues.fr
- L'Association des Orthopédagogues du Québec : https://ladoq.ca/fr/orthopedagogue
Le métier de praticien(ne) en intégration des réflexes archaïques, (appelé aussi « Consultant en réflexes primitifs ».)
I/ Les réflexes archaïques, c'est quoi ?
On les appelle aussi « réflexes primitifs. » Ce sont des réactions automatiques, présentes chez l'être humain dès sa naissance. Ils sont là, à l'origine, pour favoriser sa survie.
A mesure que le bébé grandit, ces réflexes s'inhibent et laissent place à de nouveaux comportements, dits « réflexes de vie. »
Cependant, un dysfonctionnement dans l'évolution de ces réflexes peut entraîner de nombreux troubles qui peuvent concerner le corps, les émotions ou les capacités cognitives. Par exemple, le réflexe de succion qui permet à l'enfant de téter peut entraîner le développement d'une mauvaise position de la langue lorsqu'il n'est pas parfaitement inhibé plus tard. L'enfant peut alors souffrir de problèmes d'articulation ou avoir des difficultés à mâcher.
II/ Que fait le praticien en intégration des réflexes archaïques ?
Après une première séance consacrée à l'échange et à des tests permettant de détecter certains mauvais réflexes, le praticien établit un diagnostic et une prévision de suivi. Au cours de
plusieurs séances, il va corriger la mauvaise intégration des réflexes à l'aide de techniques diverses basées sur des mouvements et des pressions douces. Les séances sont espacées de 4 à
6 semaines et le patient doit continuer les mouvements par lui-même entre chaque séance.
Les tarifs ne sont pas encadrés mais on observe une moyenne de 60 euros de l'heure.
III/ Quelles compétences faut-il avoir ?
C'est d'abord un métier de l'humain où la communication et l'empathie sont importants. Ensuite, le praticien possède de solides connaissances sur les réflexes archaïques et un savoir-faire concernant les techniques à utiliser pour les corriger.
Il se tient également à jour des innovations et des avancées de cette discipline relativement récente issue des neurosciences.
IV/ Où travaille le praticien ?
Le métier s'exerce surtout en cabinet libéral mais des interventions en structures médicopédagogiques ou en établissements scolaires sont aussi possibles.
V/ Comment devenir praticien en intégration des réflexes archaïques ?
La discipline est née du travail de Kerstin LINDE, une spécialiste suédoise de l'entraînement au mouvement et qui a surtout travaillé sur les mouvements des bébés. Ses recherches ont inspiré le Docteur BLONBERG qui a contribué à créer deux programmes de formations certifiantes :
- Le programme Rythmic Mouvement Training International (RMTI), conçu avec Moira DEMPSEY en 2007 qui peut se faire en ligne et se termine avec un stage pratique.
- Le programme BLOMBERG Rythmic Movement Training (BRMT) créé en 2010 avec Marie MATTEI et qui s'est déployé ensuite en France, au Québec, en Suisse et en Belgique.
Il n'existe pas de diplôme officiel mais d'autres formations sont disponibles.
VI/ Où se renseigner ?
Voici quelques sites de références à consulter :
- Le site du programme RTMi (en anglais) : https://rhythmicmovement.org/
- Le site du programme BRMT : https://www.institut-des-reflexes-brmt.com/
- Le site de l'Association Française Réflexes et Mouvements : https://afrem.org/
ET POUR ETRE ACCOMPAGNE(E) DANS TA REFLEXION
D'UNE RECONVERSION AU SEIN D'AIDE AUX PROFS,

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Isabelle (samedi, 21 février 2026 19:00)
Bonjour je suis professeur des écoles depuis 21, ans et je suis très intéressée par cette formation d orthopedagogue. Je suis allée voir ma RH de proximité qui ne m a proposée que des reconversions internes. Mais j aime encore bcp enseigner et partager. De plus , cette façon d aider les enfants me paraît absolument intéressante.
Aide aux Profs (samedi, 21 février 2026 19:07)
Bonjour Isabelle
Tous les liens permettant d'évaluer quelle formation d'orthopédagogue vous conviendrait sont cités dans l'article.
L'éducation nationale n'accompagne pas vers une mobilité de ce type, ce n'est pas leur rôle. Ils accompagnent uniquement pour des mobilités internes dans ce que l'éducation nationale est en mesure de proposer à ceux qui veulent rester toute leur carrière dans l'éducation nationale.
Contactez-nous sur ce lien après avoir été lire l'Option IDEES.
https://www.apresprof.org/accueil/comment-adherer/option-idees/
Cordialement
loula Vi (jeudi, 26 février 2026 08:39)
Bonjour
Une formation orthopédagogue coûte environ 5000e.
Le rectorat après demande ne finance pas cette formation....
Aide aux Profs (jeudi, 26 février 2026 18:52)
Bonjour Loula Vi
Oui effectivement. C'est le choix de chacun.
Le rectorat ne finance que les formations qui lui assurent que le professeur restera à son service dans l'éducation nationale, qu'il s'agisse de passer un concours interne, ou de se former pour rester professeur.
Voilà la situation... il ne faut pas compter sur le rectorat pour financer une formation destinée à quitter le métier de professeur.
Dans le Privé, seule une entreprise faisant faillite et réalisant un Plan Social, financerait les formations de reconversion de ses agents.
Cordialement