Cécile SIMON, de professeur des écoles à Sophrologue, a réussi sa Rupture Conventionnelle avec AIDE AUX PROFS
A 47 ans, après avoir enseigné pendant 25 ans, tout en réalisant un cumul d'activité comme Sophrologue les dernières années, Cécile SIMON a décidé de faire confiance à AIDE AUX PROFS pour l'accompagner dans la demande de sa rupture conventionnelle en 2024-2025. Elle l'a obtenue fin juin 2025 et vit désormais sa belle échappée avec son sourire qui fait plaisir à voir ! Comme l'équipe des partenaires d'AIDE AUX PROFS ne comprenait pas de sophrologue, c'est naturellement qu'elle les a rejoints.
Vous avez été professeur des écoles pendant 25 ans. Qu'est-ce qui avait suscité cette orientation, après quelles études ?
J’ai toujours voulu devenir enseignante. Depuis mon enfance, j’ai baigné dans ce milieu : mes parents, grands-parents, oncles, tantes et même mes cousins exercent ou ont exercé ce métier. Pour moi, c’était une évidence, une vocation. Au départ, je m’orientais vers l’enseignement des arts plastiques. Puis, en première, j’ai choisi un bac scientifique, avec l’idée de devenir professeur de SVT. Rapidement, l’aspect pluridisciplinaire de l’enseignement m’a séduite. Après une première année en CPGE, j’ai poursuivi mes études par une licence de biologie / géologie. J’ai ensuite intégré l’IUFM de Dijon, où j’ai obtenu mon concours.
Avez-vous été heureuse dans ce métier, et quels projets pédagogiques dont vous avez été fière, avez-vous pu mener avec vos élèves ?
J’ai commencé ma carrière en classe unique avec détermination. Malgré les difficultés inhérentes à ce type de poste (gestion de plusieurs niveaux, responsabilités de chargée d’école), j’ai su relever le défi. En 26 années d’enseignement, j’ai eu l’opportunité d’enseigner à tous les niveaux, de la maternelle au CM2, en m’investissant pleinement dans ma classe.
J’ai toujours cherché à approfondir différents domaines en construisant des projets annuels variés :
• en informatique : avec l’introduction des tablettes et la mise en place d’ateliers de remédiation,
• en mathématiques : changement régulier de méthode, ateliers ludiques avec jeux conseillés par les inspecteurs et conseillers pédagogiques,
• en arts plastiques et histoire de l’art : projets sur des thématiques à partir d’albums,
Ces projets m’ont permis de renouveler constamment ma pratique et de rester motivée, en cherchant toujours à innover. J’ai également conçu et produit beaucoup de matériel pédagogique, en français comme en mathématiques, afin de proposer des approches différentes des apprentissages. Passionnée par l’art, j’ai mené de nombreux projets en lien avec des expositions : les élèves créaient leurs propres œuvres, exposées ensuite en lieu et place de celles de l’artiste. J’ai aussi fait intervenir divers artistes dans ma classe (manga, aquarelle, photo). J’ai toujours su m’adapter aux problématiques rencontrées.
Ainsi, face à l’accueil ponctuel d’une élève allophone et en l’absence d’outils adaptés, j’ai pris l’initiative de suivre une formation en FLE au CUEF de Grenoble en juillet 2015, sur mes propres moyens. En résumé, je n’ai jamais cherché à monter de grands projets institutionnels, mais j’ai toujours été proactive, créative et engagée pour accompagner au mieux mes élèves et favoriser leur réussite.
Si vous avez rencontré des difficultés, quelles étaient-elles ? L'administration ou vos collègues vous ont-ils aidée à les surmonter ?
Dès ma première année, j’ai été confrontée à des difficultés. En tant que chargée d’école, j’ai pu bénéficier du soutien ponctuel d’une collègue, elle-même en charge d’une classe unique dans le village voisin.
À la suite de plaintes de parents, l’inspectrice m’a apporté son aide, bien que la relation ait ensuite été compliquée. En revanche, tout au long de ma carrière, j’ai toujours trouvé un véritable soutien auprès de mes collègues dans les différentes écoles où j’ai exercé. Leur appui a été précieux, que ce soit pour m’aider à gérer des conflits avec des parents ou pour partager des pistes pédagogiques adaptées à certains élèves.
Quand s'est produit en vous l'envie d'évoluer professionnellement et quel en a été le facteur déclencheur ?
Dès ma première rentrée, j’ai perçu un décalage entre la théorie enseignée à l’IUFM et la réalité du terrain. Très vite, je me suis dit que je ne pourrais sans doute pas exercer ce métier toute ma vie.
Au bout de quinze années d’enseignement, j’ai commencé à éprouver des difficultés à donner du sens à ma mission. J’avais souvent le sentiment que mes conseils aux familles restaient sans effet, et que l’ascenseur social ne fonctionnait pas.
J’ai également observé une évolution chez les élèves : difficultés d’attention et de concentration, tensions entre pairs, manque de confiance en eux… Ces constats m’ont amenée à explorer des outils de développement personnel pour leur offrir de nouvelles clés : gestion des émotions, apaisement, confiance en soi et envie d’apprendre.
Je me suis ainsi formée au Brain Gym, à l’EFT, au massage MISP, puis à la sophrologie caycédienne, discipline qui m’a particulièrement séduite par sa pédagogie et son efficacité. Mon objectif a été d’aider les élèves à mobiliser leurs ressources intérieures afin de mieux vivre leur scolarité et de s’épanouir.
A qui vous êtes-vous adressée pour réussir ce changement et pourquoi ?
Au fil de ces années de formation parallèle, j’ai pris contact avec les services RH de l’Éducation nationale afin d’explorer les possibilités de reconversion. La conseillère en ressources humaines, bien qu’à l’écoute, n’a pu m’offrir que peu de perspectives concrètes.
J’ai également rencontré le médecin du travail et l’assistante sociale, mais là encore, les pistes restaient limitées.
Face à ce constat, j’ai choisi de construire seule mon projet professionnel. J’ai eu la chance de pouvoir bénéficier de temps partiels, ce qui m’a permis de me lancer progressivement dans ma nouvelle activité de sophrologue.
Quelles ont été les étapes de votre changement, de l'envie à la réalisation ? Cela vous a-t-il paru long ?
En 2021, à l’issue de ma formation en sophrologie, j’ai commencé à me lancer en créant une association. Cela m’a permis de proposer des cours collectifs. J’ai aussi bénéficié d’un temps partiel à 75 % pour convenance.
Par la suite, j’ai créé mon entreprise et l’ai développée durant trois années, grâce à un mi-temps pour création d’entreprise et cumul d’activité. Soucieuse d’approfondir mes compétences, je me suis spécialisée dans plusieurs domaines : acouphènes, sommeil, douleurs chroniques, accompagnement des jeunes, sport, cohérence cardiaque.
Durant cette période, j’ai ouvert deux cabinets : un à Alba-la-Romaine et un à Montélimar, tout en proposant également des séances en visioconférence. Très proactive, j’ai démarché de nombreux partenaires et tissé un réseau solide avec des professionnels de santé et du secteur paramédical (maisons de santé, ORL, pédiatres, kinésithérapeutes, infirmières, audioprothésistes, sage-femmes, médecins généralistes).
En parallèle, j’ai élaboré des projets destinés aux seniors, en partenariat avec les CCAS de la Drôme et de l’Ardèche, ainsi qu’avec l’ADMR. J’ai également mené des actions pour faire connaître mes services auprès des crèches, des lycées et des entreprises. Par ailleurs, je suis devenue formatrice (formation initiale et spécialisation) au sein de l’école de sophrologie qui m’a formée, en lien avec un centre de formation basé à Montpellier. Cette troisième année de cumul m’a offert l’occasion de réfléchir à l’orientation que je souhaitais donner à ma vie professionnelle.
Je ne me voyais pas revenir à temps plein dans l’enseignement et abandonner une entreprise que j’avais patiemment construite et faite évoluer. J’ai donc choisi la voie de la rupture conventionnelle.
Souhaitant mettre toutes les chances de mon côté, j’ai sollicité l’association AIDE AUX PROFS et j’ai bénéficié d’un accompagnement précieux de la part de Rémi BOYER. Grâce à son expertise, j’ai pu envoyer une lettre adaptée à l’administration, préparer efficacement l’oral de rupture conventionnelle, être soutenue durant l’attente de la réponse et obtenir des informations essentielles pour finaliser ma sortie de l’Éducation nationale.
Vous aviez créé depuis septembre 2022 votre micro-entreprise exercée pendant 3 ans en cumul d'activité. Quels services y proposez-vous ?
En tant que sophrologue spécialisée dans la gestion du stress et l’accompagnement des personnes souffrant d’acouphènes, je propose deux types de prestations :
- Accompagnement individuel (en cabinet ou en distanciel) Je propose des séances personnalisées qui visent à aider chacun à mobiliser ses ressources naturelles pour améliorer son quotidien. Mon approche permet de réguler le stress et ses conséquences (troubles du sommeil, douleurs chroniques, manque de confiance en soi…) grâce à des exercices variés. Un travail spécifique autour de la respiration aide notamment à retrouver une ventilation plus adaptée et plus consciente.
J’accompagne également les personnes souffrant d’acouphènes afin de réduire leur impact et de leur permettre de retrouver une vie plus sereine. Pour cela, j’utilise différents outils complémentaires : sophrologie, EFT, cohérence cardiaque, massage du visage.
- Séances collectives Je propose des interventions auprès de particuliers, d’associations, de structures et d’entreprises. Ces séances peuvent prendre la forme de cours collectifs de sophrologie ou de yogasophro, ainsi que d’ateliers thématiques (sommeil, respiration, cohérence cardiaque, gestion du stress). J’anime également des séjours destinés aux aidants familiaux, en partenariat avec une structure spécialisée.
Racontez-nous une de vos journées types d'activité dans votre micro-entreprise
Dans une même journée, je peux aussi bien animer un cours collectif qu’accompagner des personnes en individuel. Actuellement, le mardi, je commence généralement par un temps de travail administratif : création de contenus pour les réseaux sociaux, préparation de supports et recherche de structures à démarcher pour de nouveaux projets.
En fin de matinée, j’anime un atelier de deux heures sur la thématique du sommeil, à destination d’un groupe de seniors.
L’après-midi, je reçois dans mon cabinet des personnes en accompagnement individuel, pour les aider à atteindre leur objectif personnel.
En fin de journée, je propose un cours collectif de yogasophro en petit groupe. Entre mes rendez-vous, je veille à pratiquer une activité sportive, qui me permet de rester en forme et favorise souvent l’émergence de nouvelles idées.
Le week-end, il m’arrive de suivre des formations pour enrichir mes compétences ou bien d’intervenir comme formatrice auprès de sophrologues en formation. Je continue également à promouvoir activement mon activité afin de la faire évoluer.
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Un podcast lui a été récemment proposé ici
Pour nos adhérents Cécile SIMON a accepté de pratiquer des remises de 10% à 15%.
Toutefois, si tu ne souhaites pas adhérer à AIDE AUX PROFS, tu peux la contacter sans bénéficier de remises. La garantie offerte par notre association est que c'est une personne en qui tu peux avoir toute confiance pour t'aider à devenir serein(e).
Tous nos partenaires sont rigoureusement choisis par l'association pour leur état d'esprit positif, leur humanisme, leur joie de vivre, leur enthousiasme et bien sûr leurs compétences et leur expérience.
CI-DESSOUS SES TARIFS (avec ou sans remise)

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