Démission

La démission n’est pas un acte anodin. Il est important de ne pas s’y précipiter sans avoir bien réfléchi à tout ce qu’elle implique. Si vous êtes titulaire, vous avez obtenu un concours exigeant, de professeur des écoles, de professeur certifié, de professeur de lycée professionnel, de professeur agrégé, qui vous a permis d’accéder à un statut offrant actuellement la garantie de l’emploi, avec des conditions d’emploi appréciables, enviées par tout salarié du privé, notamment en ce qui concerne la durée des congés scolaires et les congés maladies, dont la palette est très protectrice en regard de ce dont les salariés du privé bénéficient.

 

Démissionner, c’est un saut dans l’inconnu. Faut-il sacrifier son concours, son statut, son ancienneté, sur un coup de tête ? Les retours d'expérience nous montre que non, il ne faut pas.

 

Mieux vaut utiliser la facilité offerte par la disponibilité, qu’elle soit de droit ou pour convenances personnelles, et conserver l’idée de démissionner que si elle peut vous procurer un avantage substantiel comme celui de percevoir une Indemnité de Départ Volontaire d’au moins une année de salaire brut.

 

Si vous créez une entreprise, vous pourrez dans la majorité des cas la percevoir si vous avez entre 10 et 25 ans d’ancienneté, mais ne comptez pas que sur l’IDV pour développer votre entreprise ! Il faut souvent avoir économisé en parallèle, pour que l’IDV puisse servir à la création et à l’investissement de votre entreprise, et vos économies vous permettre de faire face à vos charges personnelles, familiales, au moins pendant un ou deux ans, car c’est le délai minimal avant que votre entreprise gagne véritablement de l’argent. Ce n’est qu’au bout d’une année que vous pourrez vraiment savoir, une fois les charges sociales et les impôts payés, quel revenu net vous pouvez espérer de votre entreprise. C’est la raison pour laquelle tant de personnes préfèrent être salariées, même si beaucoup critiquent leur chef d’entreprise, méconnaissant les efforts et la prise de risque qu’il a dû réaliser pour réussir !

 

Lors de la prestation d’émergence de projet, nous vous accompagnons dans votre réflexion, en faisant un état des lieux de vos ressources actuelles, et en vous aidant à monter votre business plan, pour que votre entreprise soit viable, avec une bonne visibilité sur 3 à 5 ans.

 

Mémorisez ce chiffre : 75% des entreprises mettent la clé sous la porte avant le cap de la 5e année d’activité. Une raison de plus pour ne pas se précipiter, et prendre conseil ici et là. Notre association vous mettra en lien avec d’anciens professeurs que nous avons accompagnés, et qui vous feront part des erreurs à ne pas commettre, et de ce qui leur a permis de réussir. C’est l’un des atouts de notre dispositif, développé depuis 12 ans.

 

 

Si votre projet est quand même de démissionner avec ou sans IDV, faites appel à l’expérience de notre association Après Prof, qui vous mettra en relation avec au moins un ancien professeur de notre réseau qui a peut-être réussi un projet comme celui qui vous intéresse !

Déontologie

La loi du 20 avril 2016 a renforcé la déontologie des agents publics en regard des activités commerciales qu’ils pourraient pratiquer, et mieux défini toutes les obligations qui leur incombent.

 

Les droits et obligations des fonctionnaires.

 

Les obligations des professeurs se situent ici.

 

Les obligations et la déontologie des personnels d’encadrement se situent là.

 

Elles sont aussi bien énoncées par un ancien professeur d’histoire-géographie, Pierre Moya, qui a réussi un parcours professionnel très brillant puisqu’il est IGAENR actuellement. Nous recommandons la consultation attentive de ses 5 vidéos, qui font référence pour bien comprendre les exigences attendues pour que la pyramide hiérarchique fonctionne bien, et qui expliqueront aussi à tout professeur critiquant hâtivement son chef d’établissement ou son inspecteur, la difficulté de son métier, et des contraintes qu’il subit lui aussi, pour que toute cette gigantesque administration qu’est l’Education nationale, fonctionne d’une manière efficace.

 

Détachement syndical

C’est un détachement de droit, obtenu en grande majorité parce-que vous avez été élu dans un syndicat dans lequel vous militez, ou parce que vos compétences constituent pour cet organisme une belle plue-value par rapport  à ses nombreux concurrents. Selon l’énergie, le temps que vous y avez investi, au fil de votre ancienneté dans ce syndicat, les élus nationaux vont vous accorder une décharge horaire qui peut être partielle ou totale, vous affranchissant alors de tout ou partie de vos heures d’enseignement.

 

C’est une chance accordée aux militants les plus investis d’un organisme syndical, les plus combatifs. Le syndicat transmet les coordonnées des personnes auxquelles il accorde une décharge, à la Direction des Personnes Enseignants (DPE) de leur académie d’exercice, durant le mois de juillet, pour que ce soit effectif en septembre. Rares sont les décharges entières, souvent reliées au niveau national, pour des fonctions transverses. Plus rares encore sont les décharges entières pour des professeurs qui n’ont pas de mandat électif, mais sont essentiels au bon fonctionnement d’une activité du syndicat, comme de s’occuper de la trésorerie de l’ensemble de l’organisme, ou du secrétariat.

 

Le DGRH Edouard Geffray a accordé récemment pour l’année 2018-2019 aux syndicats 2.500 ETP (équivalents temps plein) que les syndicats se répartissent entre eux en fonction des voix obtenues aux élections professionnelles pour leur organisme. Ce qui ne signifie pas que 2.500 professeurs ont une décharge d’heures, mais bien plus, car avec une décharge entière par exemple pour un professeur agrégé, il est possible de créer 15 décharges d’une heure pour 15 professeurs.

 

Le détachement syndical est très exigeant car le détaché est réputé pouvoir être mobilisé à tout moment, et investir au moins le double du nombre d’heures accordées à son syndicat, en passant en accessoire ses congés personnels, la priorité étant les demandes des adhérents de sa section académique.

Les professeurs les plus militants font souvent une longue carrière syndicale car cela leur procure un avantage important, celui de pouvoir être payé à plein temps tout en travaillant à mi-temps ou à temps partiel, certains temps partiels étant d’une heure simplement sur un horaire statutaire de 18h ou de 15h.

 

 

Le détachement syndical est fragile, car il peut être retiré à tout moment par l’instance syndicale qui l’accorde, si le militant relâche son investissement ou agit à l’encontre des intérêts du syndicat qui lui a accordé sa décharge. Le professeur qui a obtenu une décharge peut aussi y renoncer de lui-même, s’il ne ressent plus en lui l’envie de s’investir, ou s’il a envie de retrouver sa liberté et d’évoluer professionnellement autrement. La liberté de la personne reste prioritaire dans ce cas-là, et aucun syndicat ne vous en voudra de rendre une décharge pour que d’autres puissent en profiter.

Détachement parlementaire

Le détachement parlementaire est de droit pour exercer un mandat d’élu, ou d’assistant parlementaire. C’est aussi un détachement fragile, lié à la pérennité en poste, d’une durée limitée à 5 ans pour les députés, à 6 ans pour les sénateurs.

 

Lorsque le détachement se termine, plusieurs choix :

- Trouver un autre parlementaire à assister dans ses tâches

- Prospecter un autre détachement rapidement

- Réintégrer en surnombre, étant donné qu’il est rare d’avoir pu participer aux mouvements inter puis intra académique, étant donné que le départ en détachement fait perdre le poste précédent, qu’il ait été fixe ou de TZR ou TRB.

-       Demander sa disponibilité, ou démissionner.

 

Détachement auprès d’une association

Pour être détaché auprès d’une association, c’est simple, il faut trouver les annonces sur le web et postuler ! Seules les grosses associations subventionnées comme la Ligue de L’enseignement, Jeunesse au Plein Air (JPA), L’Office Central de Coopération à l’Ecole (OCCE), les Eclaireurs et Eclaireuses de France (EEDF), les FRANCAS, les CEMEA, les PEP, peuvent se permettre de tels recrutements. Rares sont les autres associations à pouvoir financer un détachement.

 

Jusqu’en 2012 beaucoup pouvaient recruter en « mise à disposition », la rémunération du professeur étant alors toujours à la charge de son académie. Mais une loi a mis fin en 2012 à ce mode de fonctionnement, sur la demande en 2005 des députés dans le rapport n°2215. Ce sont plus de 5.000 secondes carrières temporaires qui ont été supprimées par l’Education nationale, alors qu’elles auraient pu être optimisées différemment. Ainsi ces secondes carrières dont les professeurs rêvent tant existaient, mais les parlementaires en ont demandé la suppression pour faire des économies (quelques centaines de millions d’euros, une centaine d’euros d’augmentation pour près de 857.000 professeurs).

EEDF   OCCE   LIGUE  JPA   CEMEA  FRANCAS  PEP 

 

Lorsqu’un professeur est recruté en détachement auprès d’une association qui le propose, le détachement suit ce processus :

       - Obtention d’une attestation de l’association validant le recrutement

         Transmission du document par le professeur au service DPE de son académie

         - Si la DPE n’émet pas de nécessité de service pour bloquer son départ, le dossier du professeur est alors transmis à l’administration centrale, et il relèvera alors d’une académie virtuelle appelée « 29e Base » et géré par les services DGRH du service B2-4 de cette partie de l’administration centrale. Il perdra alors son barème de mutation et son poste en établissement, tout en gardant sa position de fonctionnaire.

 

        - Tout au long de son détachement il relèvera pour son évaluation de l’avis du responsable de la structure qui l’a recruté. La règle pour tout professeur quel que soit son grade et donc son nombre d’heures d’enseignement, est de travailler 37h30 a minima (ce nombre varie selon le nombre de jours fériés tombant sur des jours ouvrables chaque année), avec 5 à 10 semaines de congés annuels selon les structures d’accueil, et une compensation sous forme de primes mensuelles ou annuelles, complétée par des avantages sociaux dans certaines structures.

 

          Lorsque le détachement arrive à son terme, ce qui est fréquent pour les associations puisque ce type de seconde carrière temporaire est constitué de contrats d’une année renouvelable tacitement, le professeur devra réintégrer en surnombre si la date de l’interruption de son détachement a été prise trop tardivement par sa structure, sinon il lui aura été conseillé de participer aux mouvements de mutation inter puis intra académiques, avec priorité de retour dans son ancienne académie puis son ancien département.

 

 

Etre détaché une année seulement est une grande prise de risque si vous occupez un poste fixe qui vous plaît. Pour qu’un détachement vous permette de retrouver un poste fixe avec un bon barème, il vous faudra au moins y rester 12 ans ! 

Détachement auprès d’un établissement public

 

L’Etat compte plus de 800 établissements publics nationaux, et plus de 550 peuvent proposer des postes au titre du détachement. Comment les trouver ? Il n’existe pas de site internet, et l’Education nationale n’en fait pas la promotion, puisqu’elle cherche à garder ses professeurs et à en recruter, puisqu’elle en manque. C’est donc par vous-même, en prospectant, que vous pouvez connaître ces organismes.

 

Progressivement, APRES PROF va vous simplifier ce travail pour vous faire gagner du temps, puisque nous n'accompagnons plus les mobilités internes de type détachement. Faites dès maintenant de notre site votre portail favori, car il vous révélera peu à peu toutes ces structures, dans votre département, qui peuvent vous permettre une mobilité interne sans avoir à déménager, pour occuper un poste administratif. Ce répertoire unique a été constitué de 1999 à 2006 par Rémi Boyer après des milliers d'heures de recherche sur le web.

 

Le processus de détachement est le même que pour les associations, les modalités d’emploi aussi, avec des primes mensuelles qui diffèrent selon l’établissement public.

 

Nous vous en donnons quelques-uns qui vous permettront de commencer votre prospection, à condition que vous ayez un bon rayon de mobilité géographique sinon vous risquez d’attendre longtemps avant de trouver le poste qui vous correspond :

CANOPE    CIEP     CNED    CNAM   EPIDE   CNFPT   ENC    MNHN 

 

De nombreux musées sont des établissements publics, et recèlent de très beaux postes !

 

Rémi Boyer a publié en octobre 2011 un ouvrage épuisé aujourd’hui, dont le prix ne cesse d’augmenter sur le web, et qui en recense 179. 

Détachement dans la territoriale

Un agent public de la Fonction Publique de l’Etat peut être détaché dans la Fonction Publique Territoriale. Son détachement répondra au mêmes règles qu’un détachement vers une association ou un établissement public de l’Etat, à la différence près que les académies sont gênées par ce type de détachement vers une autre fonction publique malgré l’existence de la loi du 3 août 2009 sur la mobilité interministérielle, et préfèrent assimiler les détachements vers la FPT à des mises à disposition. Plusieurs cas de ce type nous sont remontés, et les délais de détachement varient de 3 à 7 mois, c’est très difficile à obtenir !

 

Si vous avez pour projet d’aller travailler dans la FPT, il es préférable de vous placer en disponibilité et d’aller y travailler comme contractuel. Passer l’un des concours de la FPT ne vous apportera que des déceptions car vous serez placé(e) pendant 2 ans sur une liste d’aptitude, et ce sera à vous de prospecter votre poste, d’y candidater, sans certitude d’y être recruté(e). 

 

Pour y arriver par détachement, cela supposera d’abord de bien informer votre chef d’établissement et de recueillir son avis favorable à une telle mobilité, et de prendre contact avec le DRH de votre académie pour lui expliquer votre projet, et obtenir son soutien le moment venu pour un départ en cours d'année scolaire, ne comptez pas moins de 3 mois pour être autorisé à partir, c'est très long.

 

Inutile de vous expliquer que pour obtenir le soutien de votre administration dans de telles démarches, votre parcours de carrière et votre comportement au travail doivent être irréprochables ! Votre conscience professionnelle sera l'un de vos meilleurs atouts. 

 

Obtenir un détachement dans la FPT est intéressant car au bout d’une année vous pouvez être intégré définitivement dans la FPT sur le grade équivalent au votre. Si vous êtes PLP, professeur certifié, professeur des écoles, ce sera le grade d’attaché d’administration. Si vous êtes agrégé, ce sera le grade de Directeur territorial. Les primes mensuelles sont conséquentes sur ces grades, de 500,00€/mois à 900,00 €/mois, mais il vous faudra oublier vos congés scolaires, puisque les congés dans la FPT sont de 7 à 8 semaines, à poser avec l’accord de votre chef de service, qui peut très bien vous demander de les décaler, en cas de période de surcharge de travail.

 

Cela aussi est une donnée à prendre en compte : dans l’enseignement, vous avez la garantie de prendre vos congés à dates fixes, pour une période bien définie à l’avance, et personne ne peut s’opposer à ce que vous preniez ces congés. En administration, cela dépendra de votre charge de travail, et des priorités de certains de vos collègues plus anciens que vous, ou plus gradés !

 

Quitter l’enseignement ne présente pas que des avantages. Pesez bien grâce à notre expérience, le pour et le contre de ce type de mobilité temporaire.

 

Disponibilité pour convenances personnelles

Cette forme de disponibilité n’est pas de droit. L’administration peut vous opposer un refus sous forme de « nécessité de service », qui signifie qu’elle n’a pas de professeur pour vous remplacer dans votre discipline, ou pas assez. Dans ce cas vous pourrez faire un recours gracieux, pour tenter d’obtenir une action de médiation du supérieur hiérarchique de celui qui aura refusé votre demande, mais il est rare qu’il aille contre le premier avis.

 

La disponibilité pour convenances personnelles vous permet d’aller travailler dans le privé, ou de créer votre entreprise, à condition bien entendu de suivre le processus de demande d’examen de votre projet, en suivant la voie hiérarchique.

 

Une disponibilité pour convenances personnelles peut être obtenue 10 ans dans toute votre carrière, et les académies l’accordent au maximum par périodes de 3 ans. Dans les académies en tension sur leurs effectifs, les disponibilités sont accordées par année, pour permettre une meilleure gestion des effectifs par l’académie concernée.

 

Si vous demandez une disponibilité, vous perdrez votre poste, vos points de barème. La récente loi sur la liberté de choisir son projet professionnel, adoptée le 1er août 2018 par les députés, a prévu de garantir aux fonctionnaires tentés par une disponibilité, la garantie de la poursuite en parallèle de leur avancement d’échelon, comme ce qui est prévu pour un détachement, ce qui est une grande avancée.

 

Si vous souhaitez ensuite réintégrer, il vous faudra participer aux mouvements inter puis intra académiques avec 1000 points pour le vœu ancienne académie et 1000 points pour le vœu ancien département, vous êtes donc sûr(e) de revenir dans votre ancien département, sur tout type de poste.

 

En disponibilité vous ne pouvez pas percevoir d’allocation chômage tant que vous n’avez pas acquis les droits pour y prétendre. Vous pourrez vous inscrire à Pôle Emploi, bénéficier d’un bilan professionnel de 6 à 12h avec un conseiller, gratuitement. Vous aurez surtout la facilité de vous faire recruter du jour au lendemain, ce qui est impensable et impossible dans le fonctionnement actuel de l’Education nationale qui ne peut se permettre une telle flexibilité.

 

Beaucoup de professeurs déçus de n’avoir pas obtenu leur mutation en profitent pour déménager dans le département qu’ils ciblaient, en se gardant la possibilité ainsi de démissionner après quelques années de disponibilité si le poste obtenu dans le privé leur assurer une pérennité d’emploi.

 

Attention avec cette forme de disponibilité, qui est à demander avec une date limite qui se situe souvent entre fin décembre et fin janvier de l’année en cours selon les académies. Si vous dépassez la date, il sera impossible d’obtenir un hors délai, car l’administration a besoin dans ses opérations de gestion, de planifier avec 6 à 9 mois d’anticipation la gestion des ses effectifs devant élèves.

Disponibilité pour élever un enfant de moins de 8 ans

Cette forme de disponibilité est de droit. Vous pouvez la demander à tout moment de l’année dès lors que vous avez au moins un enfant qui n’a pas encore atteint ses 8 ans.

 

Durant cette forme de disponibilité vous avez la possibilité de travailler en parallèle à mi-temps soit comme salarié(e) soit en créant une auto-entreprise ou une micro-entreprise, en suivant alors le processus de demande par la voie administrative, et d’étude de votre projet par une commission de déontologie nationale, dans certains cas. Un fonctionnaire ne peut en effet créer une activité qui serait contraire aux bonnes mœurs, et affecterait alors la dignité de ses fonctions. C’est sur quoi les administrations sont vigilantes maintenant. Un fonctionnaire ne peut pas non plus créer une entreprise qui aurait pour partenaires des structures avec lesquelles il a été en contact professionnellement, car cela s’appellerait de la « gestion de fait ».

 

 

En disponibilité, si vous avez travaillé à mi-temps pendant le nombre d’heures requis pour obtenir une allocation chômage, il sera possible de la percevoir si vous perdez cet emploi. Dans ce cas renseignez-vous auprès du Pôle Emploi le plus proche de votre domicile.

Disponibilité d’office

Lorsque vous avez épuisé vos droits à congé maladie, donc si vous avez bénéficié d’un Congé de Longue Maladie (CLM) puis dans certains cas d’un Congé de Longue Durée (CLD), et que votre situation ne relève pas d’une occupation thérapeutique et que vous ne pouvez pas être reclassé dans un emploi administratif car votre santé ne le permet pas, l’administration sera conduite à prononcer une disponibilité d’office, qui vous placera hors Education nationale pour une période qui peut atteindre 3 années. Durant cette période vous percevrez une indemnité, puisque c’est l’Education nationale qui vous place dans cette position, et qui peut être complétée, si votre mutuelle l’a prévu, par une indemnité spécifique. En moyenne les personnes en disponibilités d’office perçoivent entre 1000,00 € et 1450,00 € bruts/mois. Ce n’est pas suffisant pour vivre, mais c’est mieux que rien. Il est autorisé aux personnes placées en disponibilité d’office d’avoir une activité complémentaire, si leur état de santé le leur permet.

 

Dans la mesure du possible nous vous conseillons d’éviter d’être placé(e) en disponibilité d’office, car si votre santé vous rend inapte à toute fonction et que vous ne pouvez réintégrer, vous serez placé(e) en retraite pour invalidité, qui n’est avantageuse que si vous avez atteint 61 ou 61 ans, puisque cette possibilité vous dispense des années restant à cotiser, vous assurant alors une retraite à taux plein dès vos 62 ans. Il faut bien entendu pour que ce soit possible, que ce soit l’administration qui ait elle-même décidé de vous placer en retraite pour invalidité. Il ne sert à rien de demander cela si vous ne relevez pas de l’inaptitude à vos fonctions de professeur, et à toute fonction administrative.

Disponibilité pour suivi de conjoint

Cette forme de disponibilité est de droit, et illimitée, dans la limite bien sûr de votre carrière. Vous pouvez la demander à tout moment de l’année dès lors que vous pouvez prouver que votre conjoint a été muté. Durant cette forme de disponibilité vous avez la possibilité de travailler en parallèle à mi-temps soit comme salarié(e) soit en créant une auto-entreprise ou une micro-entreprise, en suivant alors le processus de demande par la voie administrative, et d’étude de votre projet par une commission de déontologie nationale, dans certains cas.

 

 

Souvent c’est l’épouse qui sacrifie sa carrière pour celle de son conjoint, sans prendre de précautions pour l’avenir. Nous avons constaté qu’en cas de divorce ultérieur, l’épouse qui a pris beaucoup d’années de disponibilité sera obligée de travailler jusqu’au maximum que lui offre la loi, pour espérer une retraite décente. Nous avons eu le cas récemment d’une professeure qui a connu 15 ans de disponibilité dans sa carrière, et n’a obtenu qu’une retraite de 600,00 € environ. Elle a dû se résoudre à vendre son appartement pour pouvoir survivre.

Entretien de recrutement

L’entretien de recrutement est le Graal du processus de candidature à un emploi public ou privé. Seuls 20% des candidats l’atteindront, et un seul le réussira !

 

Pour les emplois en détachements dans le public, il y a maintenant entre 100 et 300 candidats par poste, c’est beaucoup plus sélectif qu’un concours. Seule une personne qui a déjà eu l’expérience de réussite de ce mode de recrutement pourra vous aider efficacement dans ce processus. Une personne qui n’aurait pas eu cette expérience ne sera pas crédible, et ne vous donnera pas les meilleures chances de réussir.

 

Renseignez-vous d’abord sur le parcours professionnel du conseiller que vous choisissez, avant de solliciter son aide. APRES PROF est animé par Rémi Boyer qui a été recruté plus de 10 fois dans différentes structures mais n’en a choisi qu’une seule, le CNED, de 2001 à 2016. Il a tenté dans sa carrière maintes candidatures, pour valider la qualité de ses CV et lettres de motivation, et s’est vu souvent proposer des postes qu’il a refusés. C’est cette expérience et cette qualité de préparation qu’il vous dispense à travers notre association.

 

 

Un entretien de recrutement exige une longue préparation, pour vous familiariser avec les questions posées. Il faut en moyenne passer 4 entretiens de recrutement pour acquérir les automatismes et adapter votre comportement à ce qui est attendu par les recruteurs, et au bout du 8e entretien, en moyenne, la chance vous sourira !

Faire financer sa formation, c'est possible ?

La nouvelle loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel" votée le 1er août 2018 à l'Assemblée nationale a accru les droits des salariés du privé, qui obtiennent un pécule en euros chaque année pour financer les formations de leur choix, mais pour les fonctionnaires, leur Compte Personnel de Formation se calculera toujours en heures.

 

Ces dernières années, obtenir le financement du coût de sa formation relevait, pour un professeur, du miracle. Pourquoi ? Parce-que le Droit Individuel à la Formation (DIF), comme le Compte Personnel de Formation (CPF), finance juste le temps passé en formation, si elle se déroule hors temps scolaire, durant les congés scolaires de la personne.

 

Comment ceux qui y sont parvenus, sont-ils arrivés à financer leur formation ?

 

Certains se sont débrouillés tous seuls:

- demande d'un prêt auprès d'un établissement bancaire. Jusqu'à 30 ans, le taux est peu élevé, il s'agit de prêts pour faire ou reprendre ses études. Au-delà de 30 ans, il faut avoir recours à un prêt personnel, et les taux dépassent rarement les 4%, pour des sommes qui peuvent atteindre 40.000,00€.

- demande d'une avance d'héritage à leurs parents

- vente d'un bien immobilier quand la personne était propriétaire

- prêt hypothécaire sur un bien possédé

- financement par les parents, avec logement chez les parents, quand c'était possible (plusieurs de nos adhérents célibataires ont utilisé cette formule et ont réussi ainsi leur reconversion)

 

D'autres ont utilisé le financement participatif en faisant appel à la générosité d'inconnus :

- sur le portail ULULE (certains ont financé jusqu'à 5.000,00 € !)

- sur le portail KISSKISSBANKBANK

- 10 autres portails

 

Indemnité de départ volontaire

L’indemnité de départ volontaire, créée en 2009 pour faciliter le départ des agents publics au moment où certains gouvernements avaient pour projet de réduire les effectifs de fonctionnaires pour faire des économies, a fait l’objet de nombreux décrets successifs.

 

Actuellement la circulaire n° 2017-010 du 27 janvier 2017 en définit les conditions d’attribution. Elle peut être refusée pour nécessité de service, toujours en raison d’une bonne gestion de ses effectifs enseignants par l’académie. Lorsque l’IDV est acceptée, elle correspondra en moyenne à 50% de votre salaire brut annuel comprenant vos primes. Les académies les plus généreuses accordent 70 à 100% d’une année de salaire brut, mais deviennent rares.

 

En 2017-2018, la dizaine de personnes que nous avons accompagnées dans APRES PROF a obtenu une IDV moyenne de 25.000,00 € versée en 2 fois, 50% à la démission avec parfois 2 mois de délai de versement, et 50% promis 6 à 12 mois plus tard. Nous n’avons pas eu d’échos du non versement de cette seconde partie dès lors que l’agent a respecté son engagement initial. 

 

En effet, si après avoir obtenu l’IDV vous changez la nature de votre activité ou vous créez une autre entreprise se substituant à la première, sans prendre l’avis de l’administration qui vous a accordé l’IDV, vous vous privez du versement de la seconde partie de l’IDV.

 

Une demande d’IDV, pour obtenir de bonnes chances d’être acceptée, doit respecter un certain nombre de critères de mise en forme rédactionnelle. C’est cette expertise que vous procure APRES PROF, grâce aux expériences respectives aussi des professeurs que nous avons accompagnés dans ce processus.

 

Au sein de notre association, nous informons nos adhérents de tous les types d’entreprises créées par nos anciens adhérents, et les mettons en relation en fonction de leur projet avec d’anciens professeurs, toujours généreux pour apporter des renseignements d’expérience, qui leur font gagner un temps précieux, et éviter de nombreuses erreurs.