Abandon de poste

Votre disponibilité a été refusée, vous êtes dégoûté(e). Pire, on vous refuse aussi votre démission ! Alors vous avez pensé à l’abandon de poste, un(e) ami(e) vous en a parlé, ou vous l’avez lu sur le web. Sachez que vous vous exposez à des difficultés ultérieures de régularisation de votre situation tant avec l’Education nationale que pour vos démarches auprès de Pôle Emploi, qui risquent de donner à ce qui vous paraît la seule voie pour recouvrer votre liberté, un goût amer.

Autant bien vous renseigner sur les conséquences, nous vous déconseillons d’y penser, et de faire preuve d’une bonne communication avec votre administration, pour bien expliquer votre projet, avec détermination et bienveillance.

En savoir plus.

 

Association agréée

Les associations qui proposent des activités éducatives complémentaires aux enseignements dans le respect des projets d'école et d'établissement peuvent demander l'agrément du ministère de l'éducation nationale. Il existe deux niveaux d'agrément : national et académique. Certaines de ces associations ont les moyens de recruter, soit pour des postes en détachement, soit comme contractuel, soit pour proposer des postes adaptés de courte durée (PACD).

Il suffit de prospecter ici celles susceptibles de vous intéresser, et de réaliser ensuite directement le contact, d’aller rencontrer l’équipe, de sonder les possibilités d’emploi… bonne chance, la prospection sera longue, mais est parfois couronnée du succès tant espéré !

Auto et micro-entrepreneur

Le décret n° 2017-105 du 27 janvier 2017 relatif à l'exercice d'activités privées par des agents publics et certains agents contractuels de droit privé ayant cessé leurs fonctions, aux cumuls d'activités et à la commission de déontologie de la fonction publique, détermine les conditions dans lesquelles vous pouvez devenir auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur. 

 

Il ne suffit pas d’un simple clic pour créer son entreprise pour un fonctionnaire ! Ce point affiché par les sites qui le proposent, ne vous concerne pas, ne tombez pas dans l’illégalité, vous pourriez rapidement le regretter. En effet, la loi du 20 avril 2016 qui renforce la déontologie des agents publics en regard des activités commerciales qu’ils pourraient pratiquer, vous attend au tournant.

 

Pour devenir auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur, il vous faudra suivre ces étapes :

1. Faire une demande écrite par la voie hiérarchique à votre administration, rectorat ou inspection académique. Votre chef d’établissement doit indiquer un avis favorable a minima sur votre courrier avant de le transmettre.

 

2. Attendre la réponse du rectorat ou de l’inspection académique. Votre demande n’est pas de droit, peut être refusée, notamment si vous êtes à plein temps, puisque depuis ce décret, il faut être à temps partiel ou à mi-temps pour exercer une telle activité. Et ce n’est pas parce que vous aviez obtenu le mi-temps ou le temps partiel pour élever un enfant, ou pour d’autres convenances personnelles, que l’administration a l’obligation de vous l’accorder.

 

3. Le service réceptionnaire de votre courrier initial va vous envoyer dans un délai d’un mois en moyenne, un document à compléter pour instruire plus précisément votre demande. Il est rare que l’académie mette en ligne ce document, sans doute pour des raisons de mise à jour, pour éviter que les documents des années précédentes continuent de traîner sur le web.

 

4. Ce document sera à renvoyer par la voie hiérarchique, précisant bien votre projet, le nombre d’heures que vous pensez y consacrer, à quel moment, et les indications précisant l’activité envisagée. C’est le moment crucial, où il faut éviter toute erreur, et c’est en cela que l’expérience d’Après Prof peut vous aider. Toutes les personnes que nous avons accompagnées dans cette demande ont vu leur demande acceptée. Il faut faire attention au libellé de l’activité envisagée, car certaines pratiques de coaching sont refusées par la commission de déontologie, et certains services à la personne, refusés eux aussi. Les erreurs les plus fréquentes qui aboutissent à des échecs proviennent aussi de l’organisation horaire envisagée, l’administration ayant besoin d’être certaine que vous n’allez pas faire de cette entreprise votre activité principale, et qu’elle ne servira pas de prétexte auprès de votre chef d’établissement pour négocier ensuite des aménagements spécifiques d’emploi du temps. Souvenez-vous que c’est un cumul d’activité accessoire, donc secondaire, que rien de ce qui constituera cette activité ne représentera pour votre employeur une priorité, ni une obligation. Ce cumul est limité à 2 ans, exceptionnellement 3 ans, si vous avez opté pour la création d’entreprise.

 

5. Il s’écoulera ensuite au maximum 2 mois pour obtenir une acceptation ou un refus, qui sera motivée souvent par la « nécessité de service », sans autre précision. Si le délai dépasse 2 mois, cela veut dire que votre demande a été transmise pour avis à la commission de déontologie étant donné la nature de l’activité envisagée, et le délai atteindra au maximum 4 mois. En cas d’acceptation, c’est la date initiale de votre demande qui est prise comme date de départ, vous aurez donc perdu entre 2 et 4 mois sur les 2 années pour développer votre activité, c’est un détail important. Aussi Après Prof vous conseille de ne pas attendre l’acceptation pour commencer à préparer votre projet. Vous avez tout-à-fait le droit de tout préparer, de vous former, de prospecter un local à louer en vue de l’activité, de commencer à réaliser votre étude de marché, pour que tout soit prêt dans votre esprit, et matériellement parlant, le jour où vous pourrez créer votre activité en ligne sur ce site.

 

Faites preuve de patience ! Ne créez pas en ligne votre autoentreprise tant que votre administration ne vous en a pas donné l’autorisation, car vous vous exposeriez alors à devoir fermer l’activité, à reverser à l’administration les sommes perçues illégalement, et à un refus ultérieur de votre demande de création d’entreprise, puisque ignorant des textes qui régissent le cumul. C’est à vous de vous informer, le droit à l’erreur ne peut être invoqué.

 

6. Une fois cette autorisation obtenue, l’aventure commence ! Et l’erreur souvent est de commencer par dépenser. Il y a une multitude de salons dédiés aux auto-entrepreneurs et micro-entrepreneurs en France, où les assureurs, les banquiers, les sociétés de vente de logiciels, de labels, de portage salarial, vous proposeront mille et une manières de vous « protéger » tout en vous soutirant vos économies avant même que vous ayez gagné le moindre euro. Alors notre conseil, c’est une fois cette activité acceptée, de faire le point sur les dépenses impératives, incompressibles. Tout dépendra de votre rayon d’action : commune, département, région, France, international ?

 

Dès que votre rayon d’action dépasse la commune, il vous faudra un site web. Pas besoin de dépenser des fortunes pour cela, le mieux est de vous auto-former sur Wordpress ou à l’usage d’un outil Jimdo, peu onéreux. Il vous faudra concevoir votre marque, l’acheter peut-être si vous souhaitez pérenniser votre activité (une marque revient à 225,00 € pour 10 ans), acheter les noms de domaine correspondants (auprès de Ovh, Amen, 1and1, etc), une dépense de 6,00 à 15,00 € environ par nom de domaine a minima selon le fournisseur choisi. Il vous faudra concevoir un plan de communication, et là c’est important : ne dépensez pas votre argent en flyers ou en cartes de visites, ça ne sert à rien, de l’avis de la grande majorité des auto-entrepreneurs, à peine 3 pour mille des flyers atteignent leur cible. C’est un très faible taux de retour sur investissement. Il vous faudra directement prospecter par téléphone, démarcher physiquement, passer du temps… vos dépenses dépendront du secteur d’activité choisi, selon qu’il s’agit d’un service à la personne, ou d’une vente de produits que vous fabriquez.

 

Location d’un local, usage d’une pièce de votre domicile ? Ce sera à vous de choisir si vous êtes propriétaire. Si vous êtes locataire, il faudra recueillir l’avis de votre propriétaire qui vous a loué votre logement à usage d’habitation. Et mille et un autre détails pratiques qui font que tous ceux qui ont adhéré à Après Prof ont gagné un temps précieux et évité beaucoup de dépenses inutiles, tout en bénéficiant de notre expertise forgée depuis 12 ans à travers l’accompagnement de plus de 600 créations d’entreprises. 

Bénévolat associatif

Si vous avez envie de vous rendre utile, d’aider les autres, le bénévolat est fait pour vous ! Vous avez le droit sans demander l’autorisation de votre hiérarchie de créer votre association loi 1901 et d'en devenir président(e). Si vous souhaitez en devenir intervenant salarié(e), il vous faudra sortir du bureau ou du conseil d’administration, et demander une autorisation de cumul à votre administration de gestion (Rectorat ou inspection académique) pour emploi salarié, dans la limite de 6h par semaine en moyenne annuelle (maximum 312h par an).

 

Le bénévolat associatif permet de vivre mille et une aventures, de vous enrichir intellectuellement, de déconnecter de votre enseignement, et de multiplier vos compétences, en les pratiquant sur le tas, sans avoir besoin de reprendre et financer une formation. Cela viendra étoffer votre CV et vous donnera peut-être envie d’aller plus loin…

 

Un bon ouvrage pour tout connaître du droit associatif.

 

Un site utile pour mieux connaître le droit associatif.

 

Adhérer à Après Prof peut être une solution pour aller plus vite en besogne. Nous pourrons vous expliquer comment concevoir votre projet associatif, comment le sécuriser dès le départ, comment le faire fonctionner à distance. Aucun de ceux que nous avons accompagnés dans ce type de projet ne l’a regretté.

 

Bilan de compétences

Un bilan de compétences peut normalement être financé à tout agent public titulaire de plus de 10 ans d’ancienneté d’après l’article 22 du décret n°2007-1470 du 15 octobre 2007 relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie des fonctionnaires de l'Etat.

 

Malheureusement dans les faits c’est difficile à obtenir, du fait du manque de budget des académies en la matière. Ou alors on vous proposera un bilan automatisé, dont la synthèse est déjà pré-écrite, et vous correspondra approximativement. La préconisation finale sera souvent de devenir inspecteur, formateur ou chef d’établissement, car ce sont les besoins de votre employeur, l’Education nationale, si vous souhaitez quitter votre métier de professeur. 

 

De ce fait c’est souvent en le finançant soi-même que l’on peut réaliser un tel bilan de 25 à 42 heures avec un conseiller, pour un coût variable de 2.500 à 4.000,00 € selon les organismes privés. De plus en plus de personnes se contentent d’un bilan professionnel déjà bien suffisant, qui leur revient moins cher, voire peut dans certains cas leur être proposé gratuitement, le tout étant de disposer du temps libre nécessaire pour se rendre aux différentes séances.

 

Un bilan de compétences exige de la constance, de la régularité, un investissement personnel important. Renseignez-vous bien avant de vous investir dans pareil processus, très coûteux, et qui ne vous garantit pas un poste à l’arrivée. Juste une meilleure connaissance de vous-même, des pistes d’orientation et de formation à réaliser pour accéder à la reconversion qui vous fait envie.

 

Après, ce sera à vous de gérer ! 

 

Bilan professionnel

D’une durée de 6 à 12 séances selon les organismes, le bilan professionnel est un bon moyen de faire le point sur sa carrière et sur ses compétences. Point n’est besoin de payer ce bilan en présence.

 

Il vous suffit puisque vous êtes cadre, diplômé au moins d’une licence, de contacter l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), et de demander à bénéficier de la prestation gratuite « votre potentiel marché ».

 

Vous allez compléter un questionnaire en ligne, puis être rappelé par un conseiller qui vous consacrera 30 mn environ, puis vous mettra en contact avec le conseiller APEC le plus proche de chez vous, pour un suivi de 6 à 12 séances, entièrement gratuites, puisque l’APEC est financée par l’Etat. Le conseiller APEC vous accompagnera dans la conception de votre CV, plus rarement dans celle de vos lettres de motivation. Toutefois certaines antennes APEC proposent des ateliers à cet effet, fort utiles.

 

 

 

Vous avez aussi la possibilité de vous inscrire à Pôle Emploi au titre de la reconversion. Vous pourrez en général obtenir quelques rendez-vous avec un conseiller de pôle emploi pour un court bilan professionnel, gratuit lui aussi. 

Compte personnel de formation

Le compte personnel de formation (CPF), alimenté en heures, est utilisable par tout salarié, tout au long de sa vie active, pour suivre une formation qualifiante. Le CPF a remplacé le droit individuel à la formation (DIF) mais les salariés ne perdent pas les heures acquises au titre du DIF et pourront les mobiliser jusqu'au 31 décembre 2020. Le CPF fait partie du compte personnel d'activité (CPA). La loi pour la « liberté de choisir son avenir professionnel », a été adoptée à l’Assemblée Nationale le 1er août 2018, mais un recours a été déposé le 4 août devant le Conseil Constitutionnel par plus de 60 députés et 60 sénateurs, et il faut attendre maintenant encore un peu pour déterminer dans quelles conditions s’appliquera cette loi. 

 

Le projet de loi réforme le compte personnel de formation (CPF) qui sera alimenté non plus en heures, mais en euros, du moins pour les salariés du privé, puisque pour les agents publics, le CPF est toujours alimenté en heures. Le compte des salariés du privé sera crédité de 500,00 € par an pour les salariés à temps plein, 800,00 €/an pour les salariés non qualifiés, dans la limite de 5.000,00 € et 8.000,00 € pour les salariés non qualifiés. Une application numérique sera créée pour connaitre en temps réel ses droits individuels acquis au titre du compte personnel de formation et de choisir une formation.

 

Un compte d’engagement citoyen sera institué avec pour objectif de recenser et de valoriser les activités participant d’un engagement citoyen et d’acquérir ainsi des droits à formation. Ce compte sera également comptabilisé en euros.

 

La limite d’âge de formation en apprentissage passera de 26 à 30 ans. Cette disposition peut intéresser de jeunes professeurs qui voudraient se réorienter dans cette voie en bénéficiant d’aides. Les plus de 26 ans seront payés au minimum au niveau du Smic. 

 

Le projet de loi prévoit une extension des droits au chômage, sous conditions pour :

- les salariés démissionnaires qui bénéficieront des droits au chômage s’ils ont démissionné avec un projet, validé par une commission paritaire, de reconversion ou de création d’entreprise ;

 

- les salariés indépendants qui recevront une allocation forfaitaire de 800,00 € par mois pendant six mois en cas de liquidation judiciaire, de départ dans le cadre d’un redressement judiciaire ou de départ d’un conjoint associé après un divorce ou une rupture de pacs.

 

Les fonctionnaires en disponibilité exerçant une activité dans le secteur privé verront leurs droits à l’avancement maintenus pendant cinq ans. Cette disposition est très intéressante.

 

Le texte ouvre aussi la possibilité de recruter des contractuels sur des emplois de direction des administrations de l’État et de ses établissements publics. La liste des emplois ouverts sera fixée par un décret en Conseil d’État. Cette possibilité est également ouverte pour les emplois de direction dans les hôpitaux.

Maintenant il ne reste plus qu’à attendre l’avis du Conseil Constitutionnel qui a jusqu’au 3 septembre 2018 pour se prononcer.

Concours externes

Fonctionnaire, vous avez la possibilité de tenter tout concours externe de votre administration ou de toute autre ministère, ou d’une des deux autres fonctions publiques, territoriale et hospitalière. Si vous êtes lauréat, vous réaliserez d’abord une année de stage rémunérée à votre indice actuel, et une fois titularisé, vous serez rémunéré à l’indice égal ou supérieur le plus proche de l’actuel, sauf si vous avez obtenu un concours d’une catégorie inférieure, dont l’indice terminal est inférieur à celui que vous détenez. Ce n’est que si l’administration accepte votre reclassement en catégorie B que vous ne perdez pas au niveau indiciaire, sans pouvoir pour autant dépasser l’indice alors atteint, puisque la catégorie B plafonne à 513.

 

Le calendrier des concours externes est visible sur le portail SCORE.

 

Reste à choisir votre concours, et à le préparer soit avec le CNAM, soit avec le CNED, soit avec tout autre organisme de formation dont les modules de formation correspondent aux épreuves proposées.

 

Si vous avez peur, une fois lauréat(e), de changer de région, il vous reste à consulter tous les jours sauf le dimanche, le Journal Officiel de la République Française (JORF) qui publie de temps en temps des concours locaux pour catégories C, B et A, un moyen bien pratique de ne pas avoir à envisager de déménagement, à condition d’être patient, car votre département ne sera pas tous les ans concerné par de tels concours.

Concours internes

En poste dans une administration, vous pouvez en passer les concours internes. Ils vous permettent d’accéder à d’autres fonctions. Pour l’Education nationale, vous pouvez devenir Inspecteur de l’Education Nationale (IEN) à partir de Professeur des Ecoles ou de Professeur Certifié, ou devenir Inspecteur d’Académie- Inspecteur Pédagogique Régional (IA-IPR) à partir de Professeur Agrégé, que vous ayez obtenu ce concours en interne ou en externe.

 

Attention, la préparation des concours internes est académique, et de ce fait vous allez cotoyer des formateurs auprès desquels vous allez donner une image de vous. Votre comportement tout au long de la formation est très important, car malgré l’impartialité affirmée des jurys, on constate dans les faits une forme de cooptation de réseau pour certaines fonctions. L’épreuve de Reconnaissance des Acquis de l’Expérience Professionnelle (RAEP) n’est pas à prendre à la légère, car elle dresse l’inventaire de toute votre carrière, et fait porter un regard attentif sur le professeur que vous avez été, sur ce que vos supérieurs ont pensé de vous, même s’ils n’étaient pas comme le chef d’établissement un supérieur hiérarchique au sens propre du terme.

 

 

Le concours interne n’est donc pas toujours la meilleure voie pour évoluer professionnellement si vos états de services annuels sont juste potables, si vous avez été harcelé(e) par un chef d’établissement ou un inspecteur, ou si vous avez rencontré des problèmes professionnels ou médicaux qui sont remontés jusqu’aux oreilles de votre hiérarchie, si vous avez manqué de discrétion, ou si une personne mal intentionnée s’est chargée de vous pénaliser ainsi. Le concours externe vous sortira de cette situation en vous donnant de meilleures chances de réussite.

Concours réservés

Ils sont conçus pour permettre l’intégration des personnels contractuels de la fonction publique. Le Café Pédagogique indiquait récemment que le taux d’échec, s’agissant des professeurs contractuels s’y présentant, était élevé.

Conseil en évolution professionnelle (CEP)

Les récentes lois sur la formation professionnelle ont fait du Conseil en Evolution Professionnelle la prestation de substitution du Bilan de Compétences, car plus courte, plus adaptée aux évolutions de l’emploi. Tout est désormais axé sur l’acquisition et la mobilisation des compétences, savoir-faire et savoir-être.

 

Le CEP est délivré par 5 opérateurs habilités : Pôle emploi, l’Apec, les Cap emploi, les missions locales, les OPACIF (Fongecif, FAF TT, AFDAS, etc.) auxquels peuvent s’ajouter d'autres opérateurs, dans les régions qui en auront désigné. De ce fait, un agent public n’accède pas au CEP pour l’instant.

 

Ainsi, si votre objectif était de créer votre entreprise en proposant le CEP, c’est interdit ! Vous avez toutefois la possibilité d’appeler votre service d’aide à la personne autrement, tout en vous démarquant du contenu du CEP. Votre prestation ne sera toutefois pas financée par le CPF des personnes qui l’achèteront.

 

 

Après Prof peut vous proposer des conseils en émergence d’idées pour tout type de projet, pour vous aider à imaginer quelles compétences ou quelles expériences de votre parcours professionnel vous seront les plus utiles pour concevoir votre activité indépendante, ou en entreprise.

 

Notre association vous propose aussi du conseil en out-placement, pour vous aider activement dans votre recherche d’emploi, si vous êtes actuellement en disponibilité, ou si vous avez démissionné, car ce sont les seules positions qui vous permettront d’être rapidement recruté(e) ailleurs.

 

En effet, si vous êtes en poste en établissement scolaire, l’administration vous opposera dans la très grande majorité des cas une « nécessité de service », qui signifiera tout simplement que votre demande perturbe sa gestion des ressources humaines, car elle n’a pas de professeur pour vous remplacer dans l’immédiat, et pour obtenir un départ en cours d’année scolaire, il faudra compter entre 3 et 6 mois, quelle que soit votre académie : autant dire que l’entreprise qui cherche à vous recruter se sera découragée avant, en recrutant une autre personne !

Cumul d’activités accessoires

Le décret n° 2017-105 du 27 janvier 2017 relatif à l'exercice d'activités privées par des agents publics et certains agents contractuels de droit privé ayant cessé leurs fonctions, aux cumuls d'activités et à la commission de déontologie de la fonction publique, détermine les conditions dans lesquelles vous pouvez devenir auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur. 

 

Pour devenir auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur, il vous faudra suivre ces étapes :

1. Faire une demande écrite par la voie hiérarchique à votre administration, rectorat ou inspection académique. Votre chef d’établissement doit indiquer un avis favorable a minima sur votre courrier avant de le transmettre.

 

2. Attendre la réponse du rectorat ou de l’inspection académique. Votre demande n’est pas de droit, peut être refusée, notamment si vous êtes à plein temps, puisque depuis ce décret, il faut être à temps partiel ou à mi-temps pour exercer une telle activité. Et ce n’est pas parce que vous aviez obtenu le mi-temps ou le temps partiel pour élever un enfant, ou pour d’autres convenances personnelles, que l’administration a l’obligation de vous l’accorder.

 

3. Le service réceptionnaire de votre courrier initial va vous envoyer dans un délai d’un mois en moyenne, un document à compléter pour instruire plus précisément votre demande. Il est rare que l’académie mette en ligne ce document, sans doute pour des raisons de mise à jour, pour éviter que les documents des années précédentes continuent de traîner sur le web.

 

4. Ce document sera à renvoyer par la voie hiérarchique, précisant bien votre projet, le nombre d’heures que vous pensez y consacrer, à quel moment, et les indications précisant l’activité envisagée. C’est le moment crucial, où il faut éviter toute erreur, et c’est en cela que l’expérience d’Après Prof peut vous être très utile. Toutes les personnes que nous avons accompagnées dans cette demande ont pu leur demande acceptée. Il faut faire attention au libellé de l’activité envisagée, car certaines pratiques de coaching sont refusées par la commission de déontologie, et certains services à la personne, refusés eux aussi. Les erreurs les plus fréquentes qui aboutissent à des échecs proviennent aussi de l’organisation horaire envisagée, l’administration ayant besoin d’être certaine que vous n’allez pas faire de cette entreprise votre activité principale, et qu’elle ne servira pas de prétexte auprès de votre chef d’établissement pour négocier ensuite des aménagements spécifiques d’emploi du temps. Souvenez-vous que c’est un cumul d’activité accessoire, donc secondaire, que rien de ce qui constituera cette activité ne représentera pour votre employeur une priorité, ni une obligation. Ce cumul est limité à 2 ans, exceptionnellement 3 ans, si vous avez opté pour la création d’entreprise.

 

5. Il s’écoulera ensuite au maximum 2 mois pour obtenir une acceptation ou un refus, qui sera motivée souvent par la « nécessité de service », sans autre précision. Si le délai dépasse 2 mois, cela veut dire que votre demande a été transmise pour avis à la commission de déontologie étant donné la nature de l’activité envisagée, et le délai atteindra au maximum 4 mois. En cas d’acceptation, c’est la date initiale de votre demande qui est prise comme date de départ, vous aurez donc perdu entre 2 et 4 mois sur les 2 années pour développer votre activité, c’est un détail important. Aussi Après Prof vous conseille de ne pas attendre l’acceptation pour commencer à préparer votre projet. Vous avez tout-à-fait le droit de tout préparer, de vous former, de prospecter un local à louer en vue de l’activité, de commencer à réaliser votre étude de marché, pour que tout soit prêt dans votre esprit, et matériellement parlant, le jour où vous pourrez créer votre activité en ligne sur ce site.

 

Faites preuve de patience ! Ne créez pas en ligne votre autoentreprise tant que votre administration ne vous en a pas donné l’autorisation, car vous vous exposeriez alors à devoir fermer l’activité, à reverser à l’administration les sommes perçues illégalement, et à un refus ultérieur de votre demande de création d’entreprise, puisque ignorant des textes qui régissent le cumul. C’est à vous de vous informer, le droit à l’erreur ne peut être invoqué.

Curriculum vitae

Vous aurez besoin de concevoir un CV pour candidater à un poste publié en ligne qui vous intéresse, qu’il s’agisse d’un emploi dans le public, proposé en mobilité statutaire, en détachement ou en mise à disposition, ou d’un emploi dans le privé, en CDD ou en CDI.

 

Le CV est un portrait de votre expérience, de la logique ou non de votre parcours professionnel, un état des lieux de vos compétences, de votre formation initiale et continue. Attention, n’envoyez jamais votre CV I-Prof qui finira immédiatement à la poubelle dans ce type de processus.

 

Le CV est une manière de présenter qui vous êtes. Toute indication que vous y porterez pourra être vérifiée si l’employeur le souhaite. Il pourra très bien téléphoner à votre chef d’établissement ou à votre administration ou à des personnes qui vous connaissent, qui ont travaillé avec vous, pour en savoir plus sur vous, et vérifier que ce que vous avez indiqué, est vrai.

 

Sur le web abondent les modèles de CV, cela paraît facile du coup, grave erreur !

 

Un CV se travaille, c’est votre passeport pour être convoqué à l’entretien, avec ce complément essentiel qu’est la lettre de motivation. Il faut en moyenne une heure de travail à un bon concepteur de CV pour concevoir le vôtre, ce qui revient entre 60,00 et 80,00 € en moyenne. Un écrivain public peut aisément réaliser ce travail, nous vous indiquons les coordonnées d’une ancienne professeure qui en a fait sa reconversion et peut vous proposer un service de grande qualité. Après Prof en effet ne propose plus ce type de service, trop chronophage pour nos bénévoles.

 

 

Veillez bien à ce que la personne qui conçoit votre CV ait réussi elle-même sa mobilité professionnelle, soit en étant recrutée ailleurs en détachement ou dans le privé au moins une fois, ou qu’elle ait créé son entreprise en se formant dans ce domaine. Ne laissez pas à des amateurs la conception de ce document essentiel. Plus de 80% des CV partent à la poubelle, un recruteur passe en moyenne 40 secondes sur un CV ! Il n’est pas rare que nous ayons été contactés par le passé par des professeurs qui nous indiquaient avoir envoyé « des centaines de CV sans aucun retour ».