Une vie active dure 41.5 années, peut-être 44 ans à l'avenir. Professeur jusqu'à 70 ans dans les mêmes conditions ?


NOS ANCIENS ADHERENTS ONT TOUS ENSEIGNE, ET PEUVENT VOUS AIDER SELON LEUR NOUVELLE PROFESSION: COACH, PSYCHOTHERAPEUTE, SOPHROLOGUE, etc.


Au-delà de 6 à 10 ans d’enseignement, la routine gagne, si l’enseignant enseigne toujours aux mêmes niveaux de classe, dans le même établissement. Le système des mutations actuel est devenu inadapté, car il ne permet pas d’inciter les enseignants à réaliser une mobilité tous les 6 à 10 ans. Les personnels d’encadrement (IEN, IA-IPR et chefs d’établissement) ont ce type d’obligation, ce qui leur permet de ne pas se lasser de leur métier, de ne pas ressentir cette routine, de changer de quotidien régulièrement. Anciens enseignants, ils réalisent là leur seconde carrière.

 

 

Le sentiment d’avoir fait le tour de son métier pour l’enseignant engendre lassitude, désillusions, amertume, découragement, démotivation, déprimes…

 

L’énergie est moins importante, l’enseignant devient moins patient, plus aisément fatigable, « dans un contexte qui entraîne de multiples facteurs de stress qui génèrent des risques psycho-sociaux importants[1] » :

 

Sylviane, 31 ans, certifiée d’italien depuis 8 ans à plein temps, a le sentiment de régresser au niveau intellectuel :

« Même si mes rapports avec mes collègues et mes élèves sont bons, il ne m’arrive que très rarement de partir au lycée sans ressentir une terrible « boule au ventre ». En effet, j’ai très rapidement été démotivée vis-à-vis de mon métier qui ne m’a jamais apporté de satisfactions, hormis les échanges que je pouvais avoir avec les adolescents et les autres enseignants. Je n’ai pas une grande estime pour ce que je fais, et moins mon travail me demande d’efforts moins j’ai envie d’en fournir. Aujourd’hui, j’éprouve un manque d’intérêt extrêmement angoissant et culpabilisant.

Les enseignants doivent avoir « la vocation » ; ce n’est malheureusement pas mon cas. Cette année, après huit ans de carrière, je suis encore TZR affectée sur deux lycées professionnels (c’est la première fois que j’enseigne en LEP) et un collège. Il paraît que j’aurais pu refuser les postes en lycée professionnel… mais où m’aurait-on affectée alors ? Sur trois collèges dans des quartiers difficiles ??? Aujourd’hui je suis consciente qu’il s’agit de l’un des rares métiers où l’on n’évolue pas mais où l’on régresse, et pas seulement au niveau intellectuel. Une autre enseignante d’italien que je connais, âgée de 56 ans, se retrouve cette année en lycée professionnel suite à une perte d’heures considérable sur son poste… en pleine ligne droite avant la retraite. Est-ce donc cela la sécurité de l’emploi ? »

 

Nolwenn, 34 ans, professeure des écoles depuis 12 ans, déplore le manque de reconnaissance de son métier :

« Mes motivations à quitter l'enseignement sont variées :

1) Je me rends compte qu'en vieillissant, je n'aurai plus du tout l'énergie requise pour tenir une classe. Déjà à 34 ans, il suffit d'être un peu patraque et fatiguée devant ses élèves pour se laisser déborder, alors avec l'âge et la fatigue des années je pressens que faire la classe va devenir une véritable corvée. Je préfère prendre les devants et me reconvertir avant d'en arriver là.

2) Je trouve que les enseignants manquent de reconnaissance pour leur travail et leur investissement. Je voudrai faire un travail plus gratifiant.

3) J'ai envie de voir autre chose. Je n'ai bien sûr pas fait le tour de tous les aspects de mon métier (je n'ai pas eu toutes les classes par exemple), mais je ressens le besoin de m'enrichir avec d'autres expériences, qui seraient plus valorisantes. Le monde des enseignants est assez fermé et étouffant : je veux changer d'air ! Je ne rencontre pas de réelle difficulté dans mon métier actuel, sauf une grande lassitude. »

 

Cleide, 35 ans, professeur d’anglais, enseigne à plein temps depuis 11 ans :

« Cela fait maintenant 11 ans que je travaille en région parisienne, en lycée. J'aime ça même si ma relation à mon travail est assez ambigüe. C'est un peu l'amour vache, j'ai des hauts et des bas. Je travaille énormément, avant tout parce que j'aime ça et aussi car j'ai réellement le désir de faire progresser mes élèves (qui me le rendent bien généralement). Mais ce métier prend trop de place dans ma vie privée, en effet il est impossible de faire la part des choses: quand est-ce que je suis au travail, quand est-ce que je n'y suis pas. De plus, le sentiment d'impuissance prime dans cette corporation. Les réformes s'enchaînent et l'anglais voit son nombre d'heures de cours réduire comme une peau de chagrin (2h, 3 h max en seconde d'où une multiplication de classes délicate à gérer : j'ai presque 200 élèves cette année!). Ajoutez à cela des différends avec un ou deux collègues qui ne veulent pas s'impliquer, qui comptent leurs efforts et vous reprochent les vôtres, malaise garanti ! Je suis curieuse, volontaire. Je suis partante pour de nombreux projets au lycée, j'ai le sens de l'organisation, du dialogue (je crois). Je pense donc pouvoir être capable d'exercer diverses tâches en dehors de mon métier d'enseignante. Mais où ? Comment ? Je ne rêve pas de gestion de personnel sinon j'aurais envisagé le concours de direction. A part cet aspect, je peux m'intéresser à de nombreux domaines. Je parle l'anglais mais je ne tiens pas forcément à trouver un travail en rapport avec l'anglais. Je suis néanmoins consciente que cela peut représenter un atout. Je ne tiens pas non plus à quitter la fonction publique, je n'ai pas ce cran, la sécurité de l'emploi étant une chance de nos jours. Mais quitter l'éducation nationale ne me dérange pas du tout. J'aime me sentir utile, aider les autres, me sentir efficace. Je pense pouvoir dire que je suis fiable et sérieuse. J'ai deux petits enfants, je ne peux donc pas accepter tout et n'importe quoi comme reconversion, cela réduit certainement mon champ des possibles, mais je suis prête à revoir mon nombre de jours de vacances et pourquoi pas mon salaire (pas trop quand même!) si je suis sûre de changer. »

 

Jacques, 35 ans, agrégé de Lettres Modernes depuis 10 ans à plein temps, veut « changer d’air » :

« Je souhaite quitter l'Education nationale. Je cherche réellement un autre métier car je ne supporte plus les critiques faites à l'endroit de mon métier, je ne veux plus travailler en vain le week-end pour préparer des cours perçus comme inutiles par mes élèves, je veux changer d'air ! Et je veux des solutions rapides à mettre en oeuvre car je n'en peux plus. »

 

Charlotte, 37 ans, professeur des écoles depuis 13 ans, en disponibilité, se sent piégée par le système :

« Dans l'Education Nationale depuis 13 ans, mon parcours professionnel se résume à des périodes d'activités (à temps partiel depuis la naissance de mes enfants mais en réalité surtout pour tenir bon dans ma classe), à des périodes de congés longue maladie (anxio-dépression). Pour moi cette "carrière" est un échec.

J'ai eu droit car j'étais en CLM à un bilan de compétences (pas concluant, on m'a dirigé vers la préparation du Capes documentaliste, comme beaucoup d’enseignants par ailleurs), à un poste de réadaptation, et le référent en orientation pour les enseignants m'a gentiment invité à passer d'autres concours, à consulter la bourse interministérielle de l'emploi public. Mes 13 années sont catastrophiques.

 

Depuis 2008 le corps enseignant souffre, je ressens de plus en plus d'agressivité, notamment dans les équipes pédagogiques, "diviser pour mieux régner" semble être le mot d'ordre. Je ne parlerai pas des conséquences sur les élèves et le lien avec les familles...

J'ai obtenu cette année une disponibilité pour élever mes enfants qui ont moins de 8 ans, afin de fuir ce milieu devenu anxiogène. Or je suis coincée car normalement je n'ai pas le droit de travailler. J'ai regardé les droits à la formation. Conclusion : nous sommes piégés !!!

J'ai tellement d'amertume, de colère!!!! »

 

Arnaud, 37 ans, certifié d’anglais depuis 15 ans, appréhende de poursuivre cette carrière linéaire d’enseignant jusqu’à sa retraite :

« Mes rapports d'inspection sont positifs et j'entretiens de bonnes relations avec mes classes. Cependant les conditions de travail ont beaucoup changé : les élèves n'ont en grande majorité absolument plus aucune motivation ; les problèmes de comportements sont de plus en plus fréquents et les enseignants sont de moins en moins soutenus par la hiérarchie. Face à ces problèmes, qui sont de plus en plus lourds à gérer au quotidien, et comme beaucoup de collègues de ma génération, je n'arrive plus à m'imaginer exerçant ce métier jusqu'à la retraite. »

 

Valérie, 40 ans, est professeur des écoles depuis 15 ans à temps partiel, et a le sentiment de n’être jamais sortie de l’école de sa vie :

« Après 15 ans d'exercice je m'interroge sur l'avenir de notre profession. J'enseigne en maternelle et je trouve les journées face aux enfants de plus en plus "fatigantes" et monotones. J'ai aussi enseigné en primaire mais le changement de niveau m'a seulement remotivée pour une année ... Certaines années sont mieux que d'autres en fonction des élèves, de leur nombre, des relations avec les parents, etc. Je crois que j'aimerai un travail un peu plus attrayant par sa diversité d'action, et plus en relation avec des adultes. Mais voilà je ne suis finalement jamais sortie du système éducatif et je possède donc une très faible connaissance du milieu professionnel ! »

 

Pierre, 41 ans, enseigne l’espagnol à plein temps depuis 14 ans et évoque un « effet de lassitude » :

« Un effet de lassitude s'est installé ces derniers temps, l'impression d'être somme toute assez inutile car enseigner l'espagnol en langue vivante 2 n'est ni considéré par les élèves ni par la direction du lycée. De plus, je suis un professeur exigeant quant au travail des élèves, on me fait comprendre que je suis trop sévère dans la notation. C'est tout un ensemble de choses, en fait, qui me laisse aujourd'hui un arrière-goût amer. Aussi, s'il me reste encore une vingtaine d'années d'activité, je souhaite trouver un domaine où je puisse utiliser mes langues (anglais-espagnol) car je suis titulaire d'une maîtrise LEA au départ. Une autre voie doit être possible, plus enrichissante que celle de professeur d'espagnol assez méprisé. »

 

Eléonore, 41 ans, professeur des écoles depuis 12 ans, en a ras-le-bol et se sent perdue :

« Après avoir enseigné trois ans en ZEP, j'ai pris quatre ans de disponibilité. J'ai repris un poste dans l'éducation nationale depuis cinq ans. Mais je ne supporte plus le métier pour diverses raisons : élèves durs, parents difficiles, hiérarchie qui ne nous aide pas, programmes lourds, paperasses inutiles et pourtant obligatoires, des heures et des heures de travail pour des élèves qui ne veulent pas travailler... bref un ras le bol évident : j'en peux plus. Je veux changer de travail mais je ne sais rien faire d'autre...je suis perdue et j'ai besoin d'aide. »

 

Claire, 43 ans, enseigne la Physique-Chimie en lycée depuis 19 ans, et s’estime de moins en moins patiente au fil des ans :

« J’ai presque 20 ans de carrière, mais depuis quelques années je ressens un grand décalage avec les jeunes générations, qui s'accentue; mon métier me parait de + en + ingrat en comparaison de l'investissement personnel fourni. Ras le bol des classes à 40 élèves, impossible de travailler correctement et de motiver les troupes, ras le bol des classes de niveau, j'ai l'impression d'être sans cesse en train de préparer des cours pour m'adapter à mon public, j'ai envie d'une seconde carrière ou je peux laisser mon boulot à la porte de la maison le soir. J'aime toujours préparer mes cours et essayer de transmettre mes connaissances mais je suis de moins en moins patiente! Bref depuis 2 voire 3 ans l'idée d'un nouveau travail occupe mes pensées.

Je suis également prête à me passer des vacances scolaires si au final je peux passer mes WE avec mes enfants et à autre chose que de corriger des copies ou préparer mes cours ! »

 

Hubert, 45 ans, professeur de Mathématiques certifié depuis 20 ans, se sent de plus en plus sclérosé :

« Les principaux avantages sont la souplesse de l'emploi du temps adapté à ma vie de famille avec de jeunes enfants (3, 7 et 10 ans), la sécurité de l'emploi (un seul salaire pour le moment), la liberté dans le travail. Ce qui me pousse cependant à être tenté par le risque d'une nouvelle carrière est le sentiment de sclérose dans l'enseignement, le manque de l'intérêt de mes élèves, les effectifs lourds et une Education Nationale sans projet, sans respect non plus pour son personnel. »

 

Amandine, 48 ans, PLP Lettres-Anglais depuis 19 ans en lycée professionnel, se sent submergée par l’accumulation de facteurs de contrariétés :

« La dégradation du niveau des élèves et la trop grande hétérogénéité des classes, couplé au manque de régularité du travail des élèves (+ qu'avant), le taux d’absentéisme font qu'on se retrouve dans l'impossibilité de dispenser un enseignement suivi, de qualité et cohérent et ceux qui veulent et peuvent suivre se retrouvent noyés dans la masse qui ralentit la classe par son manque de travail et par son indiscipline .En tant qu'enseignant, on se sent devenir inutile et impuissant, on se décourage et on a de la compassion pour ces élèves, sans pouvoir faire grand chose pour eux. L'incapacité de l'administration à gérer les élèves perturbateurs même si nous arrivons à en réorienter certains. Le manque d'écoute et de respect. Difficultés à m'adapter aux nouvelles technologies pas tant par manque de pratique mais j'ai dû me battre au quotidien pour obtenir du matériel et le faire installer, alors que les nouveaux programmes de Bac Pro 3 ans prônent leur utilisation; les méandres de l'administration sont désespérantes, Je ne raconterai pas les détails, l'espèce de « fatalisme » qui gagne tout le monde aussi bien les enseignants , l'administration et forcément les élèves. Un sentiment grandissant d'inutilité, de dépense d'énergie pour rien, alors que cette énergie pourrait être mieux utilisée.

Je suis évidemment prête à avoir moins de vacances et travailler plus et aussi gagner plus mais qu'au moins la frontière travail – maison soit plus marquée. La répétitivité de la tâche et le manque flagrant de diversification de notre travail, je ne comprends pas que l'EN ne donne pas plus la possibilité de faire du tutorat aux professeurs seniors. Et il faut le dire le « corporatisme » de certains collègues ! Comme si le boulot de prof était à vie et le seul boulot possible.

ET AUSSI, je supporte de moins en moins d'être perpétuellement exposée à un public, ça ne me convient plus et c'est peut-être la motivation principale. »

 

René, 48 ans, instituteur depuis 26 ans, a aimé son métier, mais y ressent au fil des ans un sentiment d’usure :

« Les premières années de mon métier d’instituteur m’ont apporté beaucoup de satisfactions, au contact des différentes classes où j’ai enseigné. Cependant, au fil du temps, et à la suite d’expériences difficiles dans des classes où je n’ai pas réussi à résoudre mes problèmes d’autorité, ni à me motiver suffisamment pour enseigner de manière efficace, j’ai peu à peu abandonné l’espoir de m’épanouir en tant qu’enseignant.

En tant que remplaçant, j’échappais à la gestion d’une classe à l’année, à la tension nerveuse et à la charge croissante de travail que cela implique.

Au fil des années, j’ai perdu la motivation nécessaire pour être enseignant. Je suis arrivé à la conclusion que je ne suis plus fait pour ce métier, j’ai un sentiment d’usure et je suis décidé à changer. »

 

Benjamin, 51 ans, agrégé de Physique, enseigne à plein temps depuis 22 ans, a choisi d’enseigner par vocation, mais le système qu’il juge peu valorisant l’incite à changer de voie :

« J'ai choisi ce métier pour enseigner, transmettre des savoirs et des valeurs. Je ne me reconnais plus dans l'orientation prise depuis quelques années, la dérive marchande de nos institutions, la mise en avant d'un pédagogisme qui n'a plus rien à voir avec la pédagogie. Je suis fatigué des classes surchargées, de la surcharge artificielle de travail, du manque de reconnaissance, d'un environnement administratif de plus en plus incompétent et inhumain..... ».

[1] http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=349

 

Un besoin de renouveau se fait sentir, surtout parmi les professeurs des écoles qui enseignent de nombreuses matières et dans les disciplines très exigeantes du 2nd degré comme les Lettres (préparations de cours et corrections de copies dévoreuses de temps, ces enseignants, en majorité des femmes, se mettent souvent à temps partiel), l’Histoire-Géographie. La pénibilité physique est aussi très présente en Education Physique et Sportive (EPS) puisque 78% en déclarent sur l’année, d’après le rapport du Carrefour Santé-Social[1] du 30 janvier 2012, né d’une enquête de 2011 auprès de 5 000 enseignants portant sur les risques psychosociaux.

 

L’épuisement professionnel et les troubles musculo-squelettiques (TMS) révèle que 14% des enseignants sont en épuisement professionnel (burn-out, qui touche surtout les Conseillers Principaux d’Education –CPE-, les personnels enseignants de l’école élémentaire et du collège, les hommes, et les plus de 55 ans), et que 24% vivent quotidiennement des tensions au travail. Les professeurs des écoles eux aussi sont touchés par ces problèmes à force de se pencher « vers les petites tables, les petites chaises, les petits élèves », nombreux étant les professeurs des écoles qui nous contactent à l’exprimer de cette manière.

 

L’allongement des carrières au fil des réformes sur les retraites pénalise fortement ces enseignants, qui n’ont que deux choix :

-          « Tenir » jusqu’au bout, en mobilisant chaque année les trois mois de congé de maladie ordinaire qui ne les pénalisent pas financièrement ;

 

-          Partir avant l’heure en retraite, en sacrifiant le taux de leur revenu de remplacement, puisque ce sont les cinq dernières années qui comptent le plus (5% chacune). Avec le projet d’allonger la carrière à 43 ans voire 44 ans d’ici 2020, selon les préconisations du rapport de Yannick MOREAU[2], les enseignants risquent d’être conduits dans des situations de précarité au-delà de 60 ans, alors que bon nombre de fonctionnaires bénéficient de régimes particuliers qui leur permettent de partir dès 55 ans.

 

En 2012, 0.9% seulement des enseignants du 1er degré et 4.8% des enseignants du 2nd degré en activité avaient plus de 60 ans. En 2018 ce taux est toujours de 7-8%. Sur 2017-2022 près de 70.000 professeurs partent en retraite, le triple du quinquennat précédent.

 

De 2017 à 2047 plus de 530.000 professeurs partiront en retraite.

 

C'est pour cette raison que l'Education panique actuellement et supprime des filières, des heures selon les disciplines, elle réforme l'école, le collège, le lycée.

 

Il y a le feu au lac des effectifs. Le métier n'attire plus et pourtant le système ne peut s'effondrer.

Il y a urgence...



[1] Créé en 2005, c’est un lieu d’échanges et de réflexion qui associe la MGEN, les fédérations FSU, UNSA-Education et Sgen-CFDT, ainsi que les syndicats SNES, SNUipp, SE-UNSA et SNPDEN.

[2] MOREAU Y., Nos retraites demain : équilibre financier et justice, Rapport au Premier Ministre, Juin 2013 (http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/fichiers_joints/rapportmoreau.pdf)