Prof, du rêve à la réalité. Anticipez ! Veillez d'abord votre développement personnel.


Aide aux Profs reçoit entre 800 et 1.500 demandes d'adhésion selon les années, depuis au moins 2009. Jusqu'en 2018 nous acceptions l'adhésion dans 5 à 10% des projets.

 

Depuis le 1er septembre 2019, avec notre nouvelle équipe aux services à la personne très complémentaires, nous acceptons en adhésion 80% des projets qui nous sont présentés, puisque suffisamment nombreux maintenant pour y répondre favorablement. Dans les 20% restants, nous vous mettons en contact direct avec l'un de nos intervenants, selon sa spécialité d'intervention.

 

Plus de 80% de ceux qui nous contactent indiquent qu'entre le métier tel que leur présentait les campagnes de promotion de l'Education nationale, et sa réalité sur le terrain, il y a un grand fossé.

 

Car il n'y a pas un métier pour le professeur, mais des métiers. Selon l'affectation totalement aléatoire du professeur, parachuté de sa lointaine province pour les deux-tiers des lauréats de concours, vers l'académie de Versailles ou celle de Créteil, les plus consommatrices en professeurs, ou pour le tiers restant s'il a de la chance dans son académie d'origine ou l'académie de son choix (très rare), les conditions d'exercice du métier ne seront pas les mêmes.

 

Selon que l'établissement est en Réseau d'Education Prioritaire (REP, REP+) ou non, que le professeur est affecté les premières années de sa carrière dans 1 à 4 établissements la même semaine, toute l'année, ou qu'il ait été affecté comme remplaçant sur une zone de plus de 50 km de rayon pour dépenser du temps et de l'argent sur la route pour se rendre d'un établissement à l'autre, le ressenti du métier ne sera pas le même.

 

Certains vivront bien leur métier, et d'autres trouveront rapidement que c'est un enfer.

 

Certains accepteront facilement l'autorité hiérarchique et feront exactement ce qu'on leur dit de faire, sans "faire de vagues", et d'autres à l'esprit critique plus développé, deviendront ces têtes que la hiérarchie préfère couper par des remontrances et des injonctions pour éviter qu'ils fassent des émules.

 

L'Education nationale recrute des gens très intelligents pour leur dire quoi faire.

 

Beaucoup ne supporteront plus le mode de management de l'Education nationale dès 2 à 5 ans de métier, mais le supporteront quand même bon an mal an car ils ont obtenu un concours qui leur apporte un emploi à vie.

 

Une petite proportion - pour l'instant - prendra son courage à deux mains pour changer de voie, en repassant un autre concours, administratif forcément, ou en étant recruté dans une association, une collectivité locale ou un établissement public en détachement, pour des contrats courts et renouvelables.

 

Une infime proportion prendra la poudre d'escampette en démissionnant, en demandant une Indemnité de Départ Volontaire pour créer son entreprise, à partir de 10 ans d'ancienneté et au moins jusqu'à 5 ans avant son départ en retraite.

 

Ci-dessous vous trouverez de semaine en semaine, toute l'année, les témoignages anonymés qui nous parviennent de tous les départements, de toutes les disciplines, de tous les niveaux d'enseignement, de professeurs qui ont envie d'autre chose et nous en écrivent les raisons. 

 

Nous les publions pour mieux vous informer de la palette des difficultés voire des souffrances vécues par un nombre de plus en plus important de professeurs. Plus de 12.000 chaque année ont envie de quitter leur métier. 

 

 


Témoignages de l'année 2018-2019


Professeur des écoles de 39 ans et 5 ans d’ancienneté

 

Pourquoi étiez-vous devenu enseignant(e) ? Pourquoi souhaitez-vous maintenant quitter l'Education Nationale ? 

 

Goût naturel vers l'enseignement, la transmission, les enfants. Lorsque j'ai décidé de faire évoluer ma carrière de documentaliste à prof des écoles, c'est parce que je voulais être plus utile, monter mes propres projets, mener ma classe en autonomie.

 

1) D'énormes désillusions sur l'administration:

- reclassement défavorable entre le 1er et le 2d degré avec perte de salaire (sous prétexte que je suis passée du privé au public et que ce ne sont pas les mêmes échelons)

- mutation poste septembre à 80 kms de chez moi en REP ma 3è année

- sur 3 classes + des décloisonnements depuis 2 ans

- classe très difficile cette année le mercredi et le jeudi.

- obligation de renoncer à ma demande de temps partiel si je voulais avoir une chance de rester sur le poste que j'occupais l'année passée.

Résultat :

- une impression que je n'aurai jamais ma classe à moi dans des conditions acceptables (il faut au moins 12 points en Ille et Vilaine où je travaille et je n'en ai que 5...)

 

2) des désillusions sur le métier

- une charge de travail que je gère difficilement.

- un stress intense qui l'emporte nettement sur mon plaisir à enseigner.

- des désillusions sur les élèves : 2 classes très difficiles en 5 ans + tous les autres cas à gérer au quotidien.


(en cours de conception)