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La retraite perdante des professeurs


La France aime-t-elle ses professeurs ?

 

La soudaine empathie de l'Education nationale pour ses professeurs, après deux décennies difficiles où les professeurs ont eu face à eux un mur hiérarchique fait de pressions psychologiques, avec des inspecteurs dominateurs et parfois oppressants,  des chefs d'établissement formés à se faire obéir, voire craindre, semble s'expliquer par la volonté du Gouvernement de faire voter la réforme des retraites de juin 2020.

 

La GRH de proximité sera-t-elle toujours de mise une fois que la réforme des retraites sera votée ? Les professeurs n'auront alors plus que leurs yeux pour pleurer.

 

Lorsque l'on utilise le simulateur proposé par le syndicat SNES-FSU pour calculer sa retraite, on s'aperçoit que la grande majorité des professeurs sera perdante, puisque les professeurs sont les agents publics les moins dotés en primes. Leurs primes ne sont pas vraiment des primes, puisqu'elles sont toujours conditionnées à un travail effectif, ce qui n'est pas le cas des primes statutaires des agents administratifs des 3 fonctions publiques.

 

Les professeurs vont y perdre jusqu'à 40% sur leur pension civile 40 ans plus tard. Si le gouvernement les augmentait de 30% cela ne suffirait pas à enrayer ce sentiment profond de malaise: le Gouvernement semble avoir décidé de sacrifier les professeurs, qui sont près d'un million de salariés, ce n'est pas rien !

 

Une réforme où près d'un million de personnes perdent est une mauvaise réforme.

 

CALCULEZ CE QUE VOUS ALLEZ, FORCEMENT, PERDRE.


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